La cime des algues est une série de sculptures en céramique poreuse pensée pour supporter une sociologie de mousse et d'hépatique. C'est le début et c'est encore tout petit mais il s'agit de résultat de deux ans de recherche entre ces bryophytes et leurs supports en céramique, en partenariat avec le Conservatoire botanique national du Massif central. Production céramique @residencesrocabella et @factatory , merci @galerie.tator pour son accueil chaleureux !
Projet subventionné par la Région Centre et La DRAC centre Val-de-Loire.
"Les hépatiques, qui colonisent toujours des milieux très humide, auraient récupérés, par une sorte de réflexe conditionné, la structure des algues anciennes dont les mousses dérivent. De l’algue à la mousse, puis de la mousse à l’hépatique, l’évolution aurait ainsi bouclé ce que certains appellent un pseudo cycle, avec retour apparent au point de départ. Retour apparent seulement, car les hépatiques bien que simulant des algues ont conservés le mode de reproduction des mousses. On mesure combien est encore incertain le caractère de plantes terrestre dans ce groupe pionnier, et combien, dans ce qu’on pourrait appeler leur inconscient virtuel, l’algue, toujours sommeille...
Extrait de, les plantes : amour et civilisation végétales, JM Pelt.
[Dossier actualisé - @jonathanbablon ]
✨ Nous sommes très heureuses de vous annoncer l’actualisation du dossier de Jonathan Bablon.
🧑🎨 Interpellé par les rapides et innombrables mutations qu’a entraînées le progrès fulgurant de l'ingénierie scientifique sur le vivant, Jonathan Bablon crée des fragments de paysages hybrides à l’identité indéfinissable. Avec méthodologie et précision, il compose ses dessins et installations en faisant s'imbriquer et fusionner des détails formels empruntés à des mondes contradictoires, tantôt organiques et naturels, tantôt technologiques et artificiels.
Nourris par la définition du Cyborg, théorisée par la philosophe Donna Haraway selon laquelle « nous ne sommes que chimères, hybrides de machines et d’organismes », les écosystèmes élaborés par Jonathan Bablon puisent dans l’esthétique singulière de l’imagerie médicale et de la maquette d’architecture. Fasciné par les schémas anatomiques, il révèle dans sa pratique le regard porté par l’humain sur sa propre matérialité et sur celle du monde actuel. Par un jeu d’échelles allant du micro au macroscopique, et par une palette de couleurs stéréotypée, ses œuvres incitent l’imagination à franchir la frontière de la première couche, qu’elle soit épidermique ou géologique. En explorant ainsi l’intérieur des êtres et des paysages, on découvre d’étonnantes ressemblances entre le système biologique et mécanique. À l'ère de l’hyper-technologisation de la société, les deux en viennent toujours plus à se confondre, se métamorphosant l’un au contact de l’autre, repoussant toujours plus loin les limites de nos perceptions et de nos normes éthiques. (Licia Demuro, 2022.)
🔗À découvrir sur dda-centrevaldeloire.org
Photographie de Pierre Besnu @pyyyair
Ici, l'ordinaire révèle sa dimension extraordinaire : une pomme de terre dont les germes portent toute sa constellation génétique devient cartographie du vivant ; un maïs bleu géant interroge, la logique du rendement agricole et ses dérives... À travers peintures et sculptures oscillant entre documentation botanique et fabulation poétique, les plantes dialoguent et tissent des liens nous invitant à la réflexion. Les dessins puisent dans les planches anatomiques pour dériver vers l'imaginaire : le familier se fait étrange, le banal s'élève en Monde. Couleurs chatoyantes, formes graphiques et coupes anatomiques dévoilent une organisation complexe et une beauté paradoxale.
L'exposition sonde notre volonté de maîtrise à travers ces espaces cultivés où la vie est à la fois célébrée et contrainte. Aucun jugement chez Jonathan, mais des interrogations et un émerveillement qui honorent les liens, ces relations invisibles, tissées entre toutes les formes du vivant. Ces créatures, que l'on croyait si peu organisées, se révèlent porteuses d'une intelligence collective dont nous avons tant à apprendre.
Retour sur l'exposition personnelle "Ces créatures si peu organisées", 2025.
Vue de l'exposition "Ces créatures si peu organisées", 2025.
Ici, l'ordinaire révèle sa dimension extraordinaire : une pomme de terre dont les germes portent toute sa constellation génétique devient cartographie du vivant ; un maïs bleu géant interroge, la logique du rendement agricole et ses dérives... À travers peintures et sculptures oscillant entre documentation botanique et fabulation poétique, les plantes dialoguent et tissent des liens nous invitant à la réflexion. Les dessins puisent dans les planches anatomiques pour dériver vers l'imaginaire : le familier se fait étrange, le banal s'élève en Monde. Couleurs chatoyantes, formes graphiques et coupes anatomiques dévoilent une organisation complexe et une beauté paradoxale.
L'exposition sonde notre volonté de maîtrise à travers ces espaces cultivés où la vie est à la fois célébrée et contrainte. Aucun jugement chez Jonathan, mais des interrogations et un émerveillement qui honorent les liens, ces relations invisibles, tissées entre toutes les formes du vivant. Ces créatures, que l'on croyait si peu organisées, se révèlent porteuses d'une intelligence collective dont nous avons tant à apprendre.
Passions-fictionnelles | Prises de vue réalisées par Pierre Bresnu @pyyyair .
Ce travail est présenté dans l’exposition personnelle « Ces créatures si peu organisées » @pollen_monflanquin .
#Photographie #corn #ArtContemporain #PollenMonflanquin
Ces créatures si peu organisées, exposition personnelle @pollen_monflanquin , crée à l’issu des 3 mois de résidence automnale 2025. J’ai eu la joie de partager ce temps de résidence avec la talentueuse @akasappy , merci @pyyyair pour les photos et bien sûr merci l’équipe de Pollen pour le solide accueil 🌈
Retour sur le vernissage à l'issu de la semaine de workshop pour le festival AR(t]CHIPEL (du 13 au 17 octobre 2025).
Un grand merci au Chef étoilé Christophe Hay @fleurdeloire pour la collaboration culinaire, les 56 élèves des trois établissements scolaires de Blois qui se sont brillamment investies dans l'élaboration de l'installation et des préparations culinaires.
Le vernissage à Fleur de Loire a été un moment magique pour célébrer ce travail collectif. Bravo à toutes et à tous !
@regioncentre_valdeloire@nouvellesrenaissances@champrojects@christophehaychef@_virginia.palomares_@sylvie.fredon2@centrepompidou
[Workshop - @jonathanbablon ]
✨ Dans le cadre du festival d’Art Contemporain AR(t]CHIPEL @nouvellesrenaissances , découvrez le workshop de Jonathan Bablon. Né d’un partenariat entre le Centre Pompidou et la Région Centre-Val de Loire @regioncentre_valdeloire depuis 2023, le Festival AR(t]CHIPEL s’épanouit au cœur de la région Centre-Val de Loire entre héritage culturel et création contemporaine, dans différents lieux d’art et de patrimoine.
🧑🎨 Jonathan Bablon et Christophe Hay proposent un workshop croisé horticulture/culinaire à destination d’établissements scolaires de Blois : le lycée horticole et l’école élémentaire Molière. Jonathan Bablon accompagnera les élèves dans la réalisation d’un « jardin suspendu » composé de troncs d’arbres moussus collectés en forêt, un bon prétexte pour découvrir ce milieu naturel. Ces branches serviront de supports pour des plantes forestières ainsi que des plateaux en céramique colorés qui mettront en valeur les créations culinaires imaginées par Christophe Hay.
Commissaire du festival AR(t]CHIPEL Anne-Laure Chamboissier @champrojects
📅 Du 13 au 17 octobre
📍 Fleur de Loire, Blois
Premières réalisations de résidence @pollen_monflanquin : étape de la production d’un épis de maïs de deux mètres de hauteur. Estampé dans l’argile et réalisé avec un composite minéral.
Du miracle de la téosinte à l’épi d’or contemporain, en poussant jusqu’à l’extrême le rendement du maïs, les monocultures épuisent les sols et forcent à la dépendance au pétrole et aux engrais. Cette logique qui valorise l’efficacité économique et déconnecte la production de sa réalité biologique réduit les sols vivants en un objet de transaction. Ce totem démesuré s’érige en symbole absurde d’une nature répondant aux impératifs de la performance. #residenceartistique #popcorn