Repost : Quand tout à coup : fin d’année oblige, c’est l’heure du bilan. Un grand merci à toutes et à tous pour le formidable accueil du « Grand écrivain, cette névrose nationale » !
📚Fin de saison oblige, c’est l’heure du bilan : un grand merci à toutes et tous pour l’extraordinaire accueil de « Militer : verbe sale de l’époque » @editionsautrement ! Un grand merci à mon éditrice @claire.fercak et à mon attachée de presse Anne Blondat ! 📚
Faire un film sur Jean Moulin en 2026 sans rien avoir à dire sur la montée contemporaine des fascistes, ça c’est de la performance d’acteur.
Tristesse et trahison totales quand tu crois davantage à la montée des marches qu’à la montée des fascismes.
Bravo à Paroles d’honneur d’avoir posé la seule question pertinente.
Depuis le début de l’affaire Bruel ou plutôt de la trentaine d’affaires Bruel se remet en place la même sinistre dramaturgie de la haine contre les femmes qui franchissent le pas : des femmes dénoncent, des hommes mais aussi des femmes minorent, et toujours les mêmes accusations : les plaignantes veulent se faire de la publicité. Quand on voit depuis le début de MeToo, la manière dont les victimes sont traînées dans la boue par tout le monde, c’est plutôt leur courage qu’il faudra saluer.
Ces femmes anonymes déjà appuyées par Andrea Bescond, Alexandra Lamy puis rejointes par Valérie Bègue renforcent leur démarche. Mais rien à faire : le public qui va voir Bruel instrumentalise la justice.
Ce ne serait qu’un fait divers et toujours le sketch d’extrême droite sur la séparation de l’homme et de l’œuvre, le sexe des cordes vocales du chanteur.
Rien n’y fait : la justice ne peut pas suppléer à l’absence de solidarité avec ces femmes ni à la morale qui intimerait à Bruel de faire profil bas.
Alors regarde a-t-on envie de lui dire et surtout : la présomption d’innocence, ce n’est pas un principe d’immunité. Ne confondons pas tout.
Le ministère de l’Éducation a surtout prévu de ne rien prévoir. Son but managérial est bien évidemment de créer un nouvel épisode de « prof bashing » face aux légitimes protestations des non-remplacements d’enseignants.
Une mise au ban salariale et une mise au ban sociale. Car le ministère de l’Éducation nationale est le premier pourvoyeur de « prof bashing ».
Que François Ruffin soit un bateleur ennuyeux, produisant des navets comme l’infect « Merci Patron ! » qui est une catastrophe politique et cinématographique, ça n’apprendra rien à personne. Qu’il soit quelque peu raciste non plus : rappelons les doutes qu’il a émis à propos d’Adama Traoré, sur lequel il voulait faire « sa propre enquête ». Depuis quelques jours il nous gratifie toujours avec son mauvais goût habituel une BD d’une laideur à faire pisser un gâteau sec dont il a le secret. Et là, devenu personnage, il s’auto-héroïse. Pourquoi pas mais, attention, sur le dos des minorités.
Le clou : cette femme voilée qui n’a pas été servie et qui se plaint d’être victime d’islamophobie. Que nenni ! C’est le fruit de son imagination ! Le député lui explique que non, elle a mal compris la Gringa ! Le bar tabac est sympa en fait et l’islamophobie n’est que dans son imagination ! Pauvre d’elle ! L’islamophobie, imagination des musulmans : dans la France de 2026, faut le faire.
De la part de Ruffin, qui aurait pu prédire ?
Pensées surtout aux élèves de Stanislas qui ont eu le courage de dénoncer l’homophobie systémique de l’établissement et dont vous avez sciemment enterré le rapport.
Quand on est l’allié objectif des homophobes, on ne peut lutter contre l’homophobie. Surtout quand on avait en tant que ministre de l’Éducation puis Premier ministre le pouvoir de le faire.
Un grand merci au public et à la librairie Ombres Blanches pour l’accueil chaleureux et bienveillant tout au long de la journée organisée par l’association Le Marque-Page avec la complicité de Verdier ce 13 mai. Un partage de marque-pages entre Anne Simonin et Gilles Moutot, Marielle Macé et Raphaëlle Guidée, Tiphaine Samoyault et Christophe Pradeau, Marielle Hubert et Thomas Clerc. Interludes par Yann Potin et Johan Faerber.
On ne peut passer sa vie à verser des larmes de crocodile sur les assassinats d’enseignants quand soi-même on contribue à les dévaloriser en ne les payant pas. Ça veut clairement dire qu’on ne les respecte pas, qu’on ne les estime pas.
Désormais avec Macron un débutant touche le smic : quand on ne paie pas quelqu’un, comment voulez-vous que sa vie ait un prix ?
Rappelons que cet individu a tellement de compassion pour les enseignants dont il détruit le métier et la respectabilité depuis des années qu’il avait réduit le suicide de Christine Renon à une simple « chute dans les escaliers ».
Ni oubli ni pardon.
Donc le producteur du film sur l’assassinat de Samuel Paty est surtout connu pour être proche de l’extrême droite, pour avoir ainsi travaillé pour Marine Le Pen et Michel Onfray, avoir été un proche de Thierry Ardisson et l’ancien rédacteur en chef d’Entrevue.
Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?