Dans le Micromag de cette semaine, le journaliste Jean Bourbeau se lance dans une expérience radicale de sobriété numérique. Pendant 30 jours, il vit complètement débranché d’Internet. 📵
Essoufflé par son hyperconnexion grandissante, il coupe tout : réseaux sociaux, Google, courriels, GPS. Plus d’algorithmes pour meubler les temps morts. Plus d’écran pour remplir chaque silence.
Avec seulement un flip phone en poche, un autre quotidien finit par apparaître. Les réflexes changent, les automatismes tombent, le temps ralentit.
À travers cette immersion et les rencontres qui la ponctuent, le journaliste prend du recul sur sa propre consommation numérique et sur un phénomène devenu si normal qu’il s’est infiltré partout, du domaine public jusqu’à notre intimité.
Son immersion complète est à découvrir dans le Micromag. Lien en bio. 🔗
Des chasseurs venus de partout au Québec dénoncent la Loi C-21 et le rachat fédéral d’armes à feu. Entre sentiment d’exclusion, héritage rural et colère politique, la manifestation devant le Parlement raconte plus qu’un débat sur les guns et sa caricature : l’impression, pour certains, d’être encore et toujours relégués aux marges du récit collectif. - texte complet sur urbania -
À l’heure où les lignes de front se déplacent, j’apprends avec humilité que mon reportage Le Mirage de Rafah figure parmi les derniers finalistes du True Story Award 2026. Un concours qui met de l’avant le journalisme narratif long format.
Sélectionné parmi 959 textes issus de 103 pays et rédigés en 22 langues, ce qui devait suivre une initiative internationale en Égypte pour mettre en lumière le blocus frontalier est devenu le récit d’une mobilisation étouffée par un régime.
Une reconnaissance inattendue qui me mènera pour la première fois dans la capitale suisse en juin prochain. ✌🏻
quelques jours ont suffi pour que l’internet les propulse au rang de groupe le plus cool du monde. dans pareilles circonstances, pas l’choix de ressortir quelques clichés pris l’été dernier. des gars ben chill qui méritent la vague un peu folle qui les emporte.
Depuis quelques années, rouler en vélo l’hiver ne relève plus de la marginalité héroïque. Pour sa communauté, c’est devenu une forme de fierté collective. 🚲 ❄️
Dans le Micromag de ce week-end, Jean Bourbeau est allé à la rencontre de citoyens à leur premier ou à leur douzième hiver sur deux roues. Pourquoi ils roulent. Ce que ça transforme dans leur rapport au froid, au travail, à la ville.
Il aussi tendu le micro à des chercheurs, à des militants, et à des élus pour qui le vélo est devenu un marqueur politique depuis les dernières municipales.
Pour le Micromag complet, lien en bio 🔗
Quel honneur d’ouvrir la revue photographique de l’année de @nouveauprojet . Entouré de la crème du métier, j’essaie de ne pas respirer trop fort, de peur qu’on réalise que je me suis glissé là par erreur.
Se faire sélectionner, ça fait ronronner l’ego à chaque fois, comme un vieux chien qui remue la queue dès qu’on lui flatte le dos. On sourit, on trinque, on savoure la petite consécration… jusqu’à ce que le sujet nous rattrape et vienne refroidir le party. Les caméras ont une drôle de boussole : elles se pointent rarement quand tout va bien, mais elles manquent jamais le rendez-vous quand tout s’enlise.
hier soir, la shop tenait un débat entre trois aspirants à la mairie de Montréal. l’exercice s’est fait au son des slogans pour la cause palestinienne. dehors, une cinquantaine de manifestants s’époumonait pour rappeler que le conflit colle à la campagne depuis le jour un. trois militants ont même pris la parole pour secouer la salle et les candidats. une soirée plus punk que prévu.
Pogačar défendait cet après-midi son titre au Grand Prix cycliste de Montréal. Une édition sous haute tension, marquée par la présence de l’équipe Israël–Premier Tech, financée par le milliardaire montréalais-israélien Sylvan Adams, proche de Nétanyahou.
Dimanche matin, une cycliste de 31 ans a perdu la vie, happée par un camion de livraison sur l’avenue du Parc. C’était le septième décès en dix ans sur ce tronçon du Mile End. Le lendemain, sur Duluth, la Ville rebaptisait le REV St-Denis la piste Robert Silverman, en hommage à l’excentrique visionnaire qui s’est battu toute sa vie pour un transport actif plus sécuritaire à Montréal. La cérémonie s’est prolongée en une masse critique jusqu’à l’angle de Bernard, où un die-in - comme Silverman en avait orchestré un en 1976 - a commémoré la mémoire de la victime tout en réclamant davantage de sécurité sur l’avenue du Parc.
Ça fait des années que je vis autour du 1 Van Horne. Je l’ai photographié sous tous ses angles, sauf un : le toit. Chaque fois qu’un accès s’ouvrait, il se refermait aussitôt. Mais hier, j’ai vu qu’un coin de grille avait été forcé, tordu juste assez pour laisser passer un corps. J’ai pris une vieille pellicule expirée du marché aux puces et je m'y suis glissé comme un rat à 5h15 du matin, grimpant les sept étages en vitesse croyant que le soleil allait se lever plus tôt. Il a dû mettre une bonne heure à percer, caché derrière un bloc. La photo est une catastrophe, techniquement parlant, mais elle capte assez bien l’âme de ce bâtiment abandonné qui continue de hanter le quartier.
Bonbon de consolation de retour à la maison :
Mon reportage Sept nuits sous les toiles remporte un Digital Publishing Award dans la catégorie One-of-a-Kind Storytelling!
Je partage les félicitations à toutes celles et ceux qui ont contribué à ce projet singulier, né d’un vrai travail d’équipe.
Et chapeau aux autres finalistes, dont plusieurs poids lourds du paysage médiatique : The Globe and Mail, La Presse, Radio-Canada, CBC. Comme quoi, même un petit média indépendant peut tirer son épingle du jeu. Une première victoire, à ma quatrième nomination.
La malédiction est brisée!
C’est toujours un peu étrange, voire déplacé, de célébrer autour d’un sujet aussi dur. Avec ce reportage, mon intention première était d’éviter d’accentuer le fossé qui se creuse entre ceux qui ont un toit et ceux qui improvisent avec ce qu’ils trouvent. Je ne sais pas quelle portée tout ça aura eu. Mais si quelques personnes en sortent avec un peu plus d’empathie pour ces campements qui refleurissent encore cet été, ce sera déjà beaucoup...