Pourquoi j'ai changé de photo de profil. Pas que je me trouve plus présentable sur celle-ci que la précédente, l'art de l'autoportrait est un exercice difficile. Mais c'est juste parce que la première était prise en utilisant indûment l'excellente expo de Nicole Bergé du Mémorial du Camp de Rivesaltes. Expo que j'avais particulièrement appréciée
Mais voilà: J'avais totalement omis de lui demander son autorisation, et pire encore, je ne l'ai pas citée. je me suis fait allumer comme il faut et à très juste titre d'ailleurs.
Je suis impardonnable sur ce coup, moi l'ardent défenseur des droits d'auteur et des droits moraux. je me suis donc platement excusé et quoiqu'avec retard, j'ai modifié mon profil.
Nicole, je ne le ferai plus c'est promis !
Pas toujours facile ce métier. Chez Nestlé à Vevey, les altermondialistes n'étaient pas les bienvenus, les photographes non plus ! C'est quand même un drôle de métier que le notre, toujours fourrés dans le maigre espace qui sépare les mondes opposés. Là où l'on reçoit des baffes, mais également là où l'on peut réaliser les images qui montrent le réel, parfois beau, c'est rare, souvent dramatique. L'un des rares métiers au cours desquels on peut boire le café le matin avec un président de la République et se faire secouer par les CRS l'après midi. Un million d'émotions, des rires, parfois des larmes, des milliers de rencontres que l'on n'est pas près d'oublier et le sentiment confus d'avoir vu parfois l'histoire s'écrire sous ses yeux. Je souhaite à tout le monde d'avoir une vie aussi aussi compliquée et passionnante que la mienne. 😘Amen !
Cuba manque de pétrole, Cuba manque en fait de tout, sauf peut-être de courage et de combativité. On peut penser ce que l'on veut du système cubain, là n'est pas la question. Mais le système est l'affaire des Cubains, pas celui de leur encombrant et arrogant voisin qui depuis 1962 a échoué à renverser la révolution socialiste. Cet embargo qui touchait essentiellement l'industrie et l'énergie lamine aujourd'hui un système de santé que bien des Américains aimeraient avoir. Il lamine aussi un enseignement qui a fourni des médecins à tout le tiers monde et depuis peu aux pays dit développés (dont le notre) qui ne savent plus en former assez. Cet embargo n'est pas seulement injuste, il est criminel. Trump attend certainement d'être sorti du merdier iranien qui est en train de se retourner contre lui pour "s'occuper " de Cuba, mais ce peuple sans pétrole mais bourré d'idées pourrait devenir aussi un second bourbier pour lui. Cuba a cependant un grand avantage... il n'intéresse pas Netanyahu, le vrai ministre des affaires étrangères et de la guerre de Trump ! (Image de 1994, petit puits de pétrole à Matanças.. Repro à l'iPhone pour les spécialistes)
Lionel Jospin était un type droit et convaincu, c'est dire s'il était aux antipodes de beaucoup de politiciens actuels, plus forts en communication qu'en réthorique. Il n'excluait pas, mais tentait surtout de rassembler, nombre d'avancée sociales majeures ont été obtenues sous sa direction. Néanmoins il a commis deux fautes majeures dont nous payons les pots cassés aujourd'hui. Synchroniser les calendriers des législatives et des présidentielles donnant à la République des airs de monarchie aux ambitions démesurées. Et prononcer cette phrase calamiteuse " le politique ne peut pas tout faire" laissant de fait au marché et à ceux qui le dominent le soin de diriger le pays. Dommage !
Né d'un partage colonial qui n'a respecté aucune règle, sauf peut-être celle des intérêts occidentaux, le Liban n'en finit pas d'être écartelé entre ses différents peuples, et d'être devenu le champ de bataille d'un voisin encombrant et fondamentalement colonisateur.
Les Casques bleus de l'ONU, dont un fort contingent français, ne peuvent que se contenter de voir passer les chars israéliens qui entrent quand ils le veulent sur le territoire pour y combattre le Hezbollah nous dit-on mais qui s'assurent bien de démolir ponts et usines, immeubles et infrastructure n'ayant rien à voir avec les alliés de l'Iran.
La pauvre armée libanaise, mal équipée, peu nombreuse et surtout peu motivée, ne semble être là que pour défiler le jour de la fête nationale.
Entre deux guerres israéliennes ! /georges-bartoli/portfolios/pauvre-liban-gci-0-3084.html
Ah tiens, hier c'était la journée des DROITS des femmes et il y a certainement eu des rigolos pour offrir des fleurs à leurs compagnes. En fait, ce matin on ne voyait pas la différence. Les femmes occidentales travaillent plus et gagnent toujours moins que les hommes. Pour les femmes orientales par contre la libération est en vue puisqu'à coups de bombes américaines et israéliennes on va les délivrer du voile et autres tracas islamistes. Ce n'est pas comme si nos religieuses cathos ou juives sortaient tête nue quand même ! Quant aux droits des femmes américaines a décider de leurs corps, comme dit Trump elle n'ont qu'aller se faire prendre par le "pussy" ou avorter ailleurs ! La civilisation est en marche !
C'est une journée de merde au Capcir comme on en connait à cette drôle d'intersaison, plus tout à fait l'hiver, pas encore le printemps. Mais ce n'est pas le plus grave. Margot Buscail sera mise en terre un jour froid et pluvieux. Voilà qui ne ressemble guère à cette femme énergique, au caractère bien trempé, à l'humour caustique et aux convictions bien ancrées. Donc respectables ! Marguerite Buscail a lâché la rampe, on ne la verra plus sur son balcon lire l'Indépendant et on se souviendra de ses confitures et de ses boles de picolat ! Va, Margot, on te souhaite d'être là où tu avais toujours voulu être ! Mais en tous cas, pour nous tu restes là !
Bien sûr on se consolera en pensant que les grandes combattantes ne meurent jamais. Mais Leïla Shahid nous a quittés hier et c'est une immense peine pour celles et ceux qui avaient à cœur une solution juste en Palestine. Cette femme était d'une intelligence et d'une vivacité rares, d'une courage exemplaire d'une dignité à faire mourir de honte ceux qui aujourd'hui enterrent les espoirs de paix. Elle était aussi mon amie avec laquelle j'ai connu de beaux éclats de rire et des moments difficiles à Jerusalem quand Yassar Arafat était encerclé dans la Moqata. Je n'oublierai ni ces moments, ni ceux partagés avec sa délicieuse maman. Nous avions ne commun tant de choses que j'ai l'impression aujourd'hui d'avoir perdu ma cousine. Elle disait à tout va qu'avec ma tête j'étais son cousin Husseini. Elle avait la paix au cœur, c'est peut-être cette bataille qu'elle a perdu, la seule !
ABANDON de POSTE. La Poste, bien que n'employant plus ou presque que des contractuels est censée être un service public. Ce qui veut dire qu'en échange d'un affranchissement (qui n'est pas un prix, mais une taxe, un impôt donc..) elle doit livrer le courrier tous les jours. Que dire d'une "entreprise" qui livre un quotidien une fois tous des deux ou trois jours quand ce n'est pas une semaine. Que dire d'une entreprise de "service public" qui remplace un facteur dès que celui-ci connait un peu sa tournée. Que dire d'une entreprise qui vend toutes sortes de services, du téléphone à la livraison de pain et de médicaments et n'est pas foutue d'assurer son cœur de métier, le distribution du courrier. Dans le haut canton catalan, la Poste est soumise aux mêmes règles d'austérité qu'ailleurs, mais le territoire est différent et c'est à se demander si les cheffaillons qui dirigent ici et qui ne voient jamais un usager, n'en rajoutent pas un peu, histoire de "performer", de bien se faire voir de leur hiérarchie et se préparer une belle carrière. Mais pas dans le courrier, ça c'est sur !
Archives, work in progress, encore,encore, toujours... un travail de bénédictin dont je ne me serais jamais cru capable, photographier et indexer, des planches de négatifs avant de les déposer aux archives départementales des PO.. Déjà plus de deux mille sujets, il en reste au moins autant. Sur ces plus de quarante cinq ans de travail, le monde a changé, beaucoup, les enfants ont grandi et nombre d'ami(e)s sont morts... Pas facile, ce travail mais nécessaire, il donne un sens à une vie d'errances et de rencontres, il en restera, un peu quelque chose... J'y retourne !
Sa sacoche pèse plus que celle d'un plombier et depuis plus de trente ans elle la charrie de maison en maison, été comme hiver, sur les routes dangereuses du Capcir et des Garrotxes. Gisèle Pellicer sait tout de la vie des habitants d'ici, de leurs maladies, leurs angoisses, leurs joies aussi après une guérison, mais jamais elle n'en parlera. Elle se contentera de prodiguer ses soins, discrètement, promenant sa silhouette fluette sur des paysages parfois rugueux. Sans elle et ses consœurs de la maison de santé du Capcir, il ferait moins bon vivre ici. Merci Gisèle !
Deuxième expo réalisée avec le fonds Bartoli en collaboration entre le Mémorial du Camp de Rivesaltes et le MUME, le musée de l'exil à la Jonquère réalisé dans le cadre du projet transfrontalier Exilis. Les dessins de Josep Bartoli y seront présentés dans une muséographie modernisée, donc de façon assez différente de l'expo de 2020 au Mémorial. En outre y sera présentée une lettre exclusive à Frida Kahlo et Diégo Rivera recommandant le dessinateur exilé à son arrivée au Mexique. L'expo dévoilera aussi quelques œuvres de Bartoli restaurées par le Mémorial. Inauguration samedi 17 janvier à midi et expo jusqu'à le fin mai....