Le soleil est nouveau tous les jours
À l’été 2020, la réélection d’Alexandre Loukachenko au Belarus avec un score de 80% provoque un soulèvement aussi massif que pacifique de la population. De nombreux signes de ralliement sont utilisés, notamment le drapeau blanc-rouge-blanc. Le 1er septembre, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme recense plus de 450 cas documentés de torture, de mauvais traitements, de violences, ainsi que des cas d’abus sexuels et de viols. Face à cette répression, une grande partie des artistes et intellectuels du pays
choisissent l’exil.
Ce projet, initié en janvier 2022, se concentre sur ces artistes en exil. Cette série de portraits témoigne de l’existence de celles et ceux qui ont été, de facto, effacés par l’administration du Bélarus. Réalisé dans divers pays d’Europe: Allemagne, Pologne, Géorgie, Suisse, France,...
Ce travail dresse un panorama sensible d’une diaspora artistique et culturelle contrainte à l’émigration par
des décisions politiques répressives. Une ligne rouge traverse l’ensemble des tirages, écho visuel au drapeau du Bélarus indépendantiste, jouant tour à tour le rôle de frontière, de refuge, ou de censure de l’identité des personnes.
Ce projet rassemble à la fois ces photographies mais aussi une archive, initiée par l’artiste biélorusse Sergey Shabohin. Celle-ci retrace la trajectoire d’artistes du Bélarus, de Marc Chagall aux artistes exilé·es aujourd’hui. Elle rend perceptible la résistance, la création et la transmission au sein d’un exil parfois choisi, souvent contraint.
22×30 cm
72 pages
Couverture impression UV
Reliure en pli japonais
2025
© Guillaume Fustec
@g.fustec