Depuis que j’ai commencé la sérigraphie et la quête de la traduction la plus précise, j’ai rencontré autant d’artistes que j'ai collaboré sur des enjeux graphiques et plastiques me dépassant. Ça tord les boyaux autant que ça câline. Grâce à elleux, je continue d’apprendre chaque jour pour peut-être devenir une personne moins bancale.
D’un côté, j’accueille, j’enlace et je produis des objets sérigraphiés au plus proche de l’envie de l’autre. J’y mets toute ma vie, mon envie et mon temps. Et de l’autre, je purge ce savoir formel et affectif dès que j’en trouve l’occasion. Sinon, je crois que je deviendrais tout sec. D’ailleurs, je vais essayer de purger/produire plus souvent.
Qui a assez de temps ?
Grâce aux collaborations que permet un lieu aussi multiple que le
@parisprintclub , je rencontre de nouvelles couleurs. J’entasse les macules et je note les glissades les plus intéressantes. Je côtoie d’autres folies douces. Pas mal de frustration, mais aussi beaucoup de superbes fulgurances. C’est une chance qui me permet de déployer de nouveaux espaces de recherche. En ce moment, je travaille surtout sur le monotype papier. Parce que c’est ce que je connais le plus, que ça me rassure et que ça me plaît surtout. Mais je voudrais changer de format pour davantage investir l’espace, travailler la lumière et l’installation. Parce que ça m’ennuie aussi un peu, finalement.
Ma prochaine exposition sera en mai. Je t’invite. Je voudrais tapisser les ateliers du
@parisprintclub et
@galerie_ppc de monotypes évidemment saturés de couleurs. Un peu comme ce que j’avais proposé à
@saw_centre , mais avec la structure et le dispositif dont nous bénéficions dans ce bon vieux 18e.
Et puis surtout, régurgiter sympathiquement ce que j’ai vécu depuis.
L’idée, c’est que j’imprime d’ici le 14 mai comme un damné, autant de monotypes que possible avant de tomber dans les pommes, et que du coup tu amènes à manger et à boire (du très bon, voire du succulent stp) comme ça on échange. Toi, tu repars avec un format et des câlins pendant que nous mangeons et buvons pour fêter ça comme il faut, car je deviens vieux.
C’est peut-être le moment d’organiser une résidence dans mon propre atelier, non ?