fredericnoy

@fredericnoy

French slow doc photo addict, former East Africa & Kazakhstan chronicler. Presently roaming India. World Press and Visa d’Or Awardee.
Followers
4,810
Following
848
Account Insight
Score
51.71%
Index
Health Rate
%
Users Ratio
6:1
Weeks posts
« Quelle plus belle célébration de l’incomplétude que de se confronter à l’immensité de l’Inde par le voyage ? L’attente fébrile des départs — car ne serait-il pas vaniteux de croire qu’un unique départ suffit à arpenter une si incommensurable géographie —, la stupéfaction de l’éblouissement et le plaisir du souvenir se mêlent et subjuguent. Cette triple vibration m’a incité à glaner, sans vergogne, des fragments photographiques, que j’ai patiemment assemblés au fil des pages d’un carnet de voyage, offert aux yeux de chacun avec une humble effronterie. Un authentique herbier de la vie, un voyage immobile. Chaque paysage, chaque personnage, chaque situation enregistrée, répertoriée, imprimée raconte un lieu, un moment, un souffle que j’ai retenu, étrangement à mon insu. Des photographies, des endroits, des dates, s’entrelacent avec une délicatesse de diariste habité par un esprit de cruciverbiste. Des éléments d’une image résonne en une suivante, le croisement des photographies engendre des visions propres à chacun… Et voilà que ce qui n’était qu’un fragment de souvenir devient mémoire tangible, petit hublot sur l’horizon. « Je n’ai rien inventé, puisque je dois tout à tout le monde. » abonde l’artiste Jean-Michel Folon. Chaque photon saisi doit tout à ce que j’ai vu, à ce que j’ai lu, à ce que d’autres ont sûrement rêvé avant moi, car « il n’y a rien de plus extraordinaire que la réalité » rappelait la photographe Mary Ellen Mark à qui certains méandres poétiques du cantique indien n’échappèrent pas. » Épilogue de l’exposition « An unselfed visual journal » @afahmedabad @afpune
0 1
15 days ago
« Tableau composite d’images prises au quotidien issues de la plus forte des curiosités, celle qui ne sait ni ce qu’elle cherche ni ce qu’elle peut espérer ou craindre, ce projet égrène les étapes d’une itinérance toujours en cours : le cricket, l’air épais et salin de Pondichéry, l’exaltation par Ganesh, le ghat cendreux et flamboyant de Benarès, les deux roues en furie contenue, le coeur volant d’Amdavad, les soutiers de la société contemporaine… Chaque moment interstitiel apporté pièce par pièce au puzzle ouvre une fenêtre ou tend un miroir, rappelant les journaux photographiques de la fin du XIXe siècle et assumant que tout périple est une illusion, que tout récit de voyage est à la fois un mensonge et une vérité : la sienne. » « An unselfed visual journal », au Ravi Paranjape Studio à Pune, du 17 au 19 avril, grâce à @afpune et toujours visible à la Galerie de @afahmedabad , jusqu’au 25 avril. #documentaryphotography #india #journal #journey
0 0
29 days ago
« An unselfed visual journal », au Ravi Paranjape Studio à Pune, du 17 au 19 avril, grâce à @afpune - Vernissage vendredi 17 avril à 17h30. L’exposition est toujours visible à la Galerie de @afahmedabad , jusqu’au 25 avril. « Il s’agit de substituer aux images prises sous l’emprise du réflexe — nourri par une pulsion d’appropriation, par le désir de prouver sa présence, et déclenché par l’émotion d’un coup d’œil fugace, parfois triste, comme il existe des passions tristes — des images issues de l’acte intentionnel du regard. Ne pas « produire » une image avec un iPhone, mais la prendre en posant un regard sur le réel. Du point de vue du photographe documentaire, l’usage du smartphone peut sembler singulier voire non conforme aux pratiques établies. Ici, il est employé en complément d’un appareil photo, à rebours du mode selfie, comme un oeil éveillé au monde, appendice du bras : le déclenchement est mû par la curiosité, par la nécessité de raviver l’inspiration face à une situation que l’on pressent féconde mais dont on peine à extraire un sens, une harmonie visuelle, une composition, une émotion. A la fois mémoire, carnet de repérage, journal de bord et témoin instinctif. »
0 5
1 month ago
C’est ce soir ! Exposition « An unselfed visual journal », Galerie de @afahmedabad , du 10 au 25 avril, puis à @afpune , du 17 au 19 avril « Il s’agit de substituer aux images prises sous l’emprise du réflexe — nourri par une pulsion d’appropriation, par le désir de prouver sa présence, et déclenché par l’émotion d’un coup d’œil fugace, parfois triste, comme il existe des passions tristes — des images issues de l’acte intentionnel du regard. Ne pas « produire » une image avec un iPhone, mais la prendre en posant un regard sur le réel. Du point de vue du photographe documentaire, l’usage du smartphone peut sembler singulier voire non conforme aux pratiques établies. Ici, il est employé en complément d’un appareil photo, à rebours du mode selfie, comme un oeil éveillé au monde, appendice du bras : le déclenchement est mû par la curiosité, par la nécessité de raviver l’inspiration face à une situation que l’on pressent féconde mais dont on peine à extraire un sens, une harmonie visuelle, une composition, une émotion. A la fois mémoire, carnet de repérage, journal de bord et témoin instinctif. » #documentaryphotography #inde
0 3
1 month ago
Discover the art of visual storytelling in this exclusive two-part workshop: An introduction to documentary photography with Frédéric Noy Part one - 11 April | 4-6 PM: Begin with an inspiring artist talk, followed by a hands-on session. Part two – 13 April | 6-8 PM: Receive personalized feedback during a dedicated photo review. See you there! @ AF Ahmedabad
78 5
1 month ago
« Il s’agit de substituer aux images prises sous l’emprise du réflexe — nourri par une pulsion d’appropriation, par le désir de prouver sa présence, et déclenché par l’émotion d’un coup d’œil fugace, parfois triste, comme il existe des passions tristes — des images issues de l’acte intentionnel du regard. Ne pas « produire » une image avec un iPhone, mais la prendre en posant un regard sur le réel. Du point de vue du photographe documentaire, l’usage du smartphone peut sembler singulier voire non conforme aux pratiques établies. Ici, il est employé en complément d’un appareil photo, à rebours du mode selfie, comme un oeil éveillé au monde, appendice du bras : le déclenchement est mû par la curiosité, par la nécessité de raviver l’inspiration face à une situation que l’on pressent féconde mais dont on peine à extraire un sens, une harmonie visuelle, une composition, une émotion. A la fois mémoire, carnet de repérage, journal de bord et témoin instinctif. » Exposition « An unselfed visual journal », Galerie de l’Alliance Française de Ahmedabad, du 10 au 25 avril - Alliance Française de Pune, du 17 au 19 avril. #documentary #photography #india #gujarat @afahmedabad @afpune
0 2
1 month ago
Opening on Thursday, 9 April | 6 PM India : an unselfed visual journal Through this project, @fredericnoy proposes a decentered narrative that challenges the self-focused lens of our digital age. Drawing from his extended stays in India, beginning in 2022, he captures everyday scenes that reflect the contemporary through diverse perspectives, guided by an instinct of pure curiosity. Join us at the French Gallery for the inauguration of this exhibition, in the presence of the artist, as we explore this unselfed visual journal together.
552 0
1 month ago
Alliance Francaise Pune in partnership with Alliance Francaise Ahmedabad presents an exclusive photography exhibition! "See differently. Shoot differently" Unselfed presents a distinct photographic approach that turns the lens outward—through a series of smartphone images captured across India by French photographer Frédéric Noy. The 2 part workshop invites participants to engage with this perspective through a process of observation and practice—moving from looking to making, and returning with their own visual responses. 📍 Ravi Paranjape studio, Model Colony Exhibition - April 17-19, 11am-8pm Inauguration - April 17, 5:30pm in the presence of Frédéric Noy. Workshop- 🔗Register via the link in bio Part 1 -17 April 6:30-8:30pm Part 2- 18 April 4-6pm #Unselfed #AllianceFrancaise #PhotographyWorkshop #MobilePhotography #SeeDifferently
88 0
1 month ago
Projet « Les rives sabarmatiques », anatomie de Ahmedabad, dans le Gujarat, en Inde. Chapitre « Les ouvriers de Super City ». Vaste projet résidentiel conçu comme une “ville dans la ville”, Super City est un ensemble de villas, d’espaces verts et d’équipements destinés à offrir un cadre de vie confortable, sécurisé et autonome à ses habitants. Derrière cet idéal de modernité et de luxe se cache une réalité plus discrète : celle des ouvriers qui le bâtissent. Ces travailleurs, souvent originaires de régions rurales pauvres, migrent à Ahmedabad en famille, dans l’espoir de trouver un emploi. Recrutés par des sous-traitants, ils forment une main-d’œuvre mobile de maçons, manœuvres, électriciens ou encore charpentiers, passant d’un projet à l’autre selon les besoins. Beaucoup vivent à proximité du chantier, dans des habitations de tôles, en un contraste saisissant avec les villas spacieuses qu’ils construisent. Régulièrement, une ONG installe ses étals dans le village dortoir pour vendre à très très bas prix vêtements, ustensiles de cuisine, jouets, nourriture et distribuer des repas aux enfants, grâce aux dons qu’elle suscite auprès de particuliers ou d’entreprises. #documentaryphotography @renu.pokharna @india.recycles
0 5
1 month ago
Projet « Les rives sabarmatiques », anatomie de Ahmedabad, dans le Gujarat, en Inde, mégalopole d’où la carrière politique de Narendra Modi a réellement pris son essor. Chapitre « Les soutiers de la peine ». Dans ce état, les travailleurs du secteur de la brique jouent un rôle essentiel dans l’économie de la construction, mais leurs conditions de vie et de travail restent souvent très difficiles. La plupart d’entre eux sont des travailleurs migrants venant d’États plus pauvres du pays. Ils se déplacent en famille, y compris les enfants, qui participent parfois à la fabrication des briques. Ce phénomène s’inscrit dans une économie largement informelle, où les emplois sont rarement déclarés et les protections sociales quasi inexistantes. Un des aspects les plus préoccupants de ce secteur est le système de travail pour dettes. Les ouvriers reçoivent souvent une avance d’argent de la part des employeurs, par exemple pour faire face à des dépenses urgentes. En échange, ils doivent travailler pour rembourser cette somme, mais les conditions sont telles qu’il leur est très difficile, voire impossible, de s’en libérer. Cela crée une forme de dépendance qui s’apparente parfois à du travail forcé. #documentaire #photographie #inde #Gujarat #économie @likelarevuetouslesjourscurieux
0 0
1 month ago
Souffler un peu ... "À Amdavad, en Inde, le mois de janvier est marqué par une effervescence particulière. Des foules nombreuses se rassemblent sur les terrasses pour faire voler des cerfs-volants multicolores et célébrer l’Uttarayan, symbole du retour du soleil après les mois froids de l’hiver. Le ciel se transforme alors en une arène vibrante : les fils des cerfs-volants de combat, renforcés de verre pilé, s’entrecroisent et s’affrontent, et celui qui parvient à trancher la ligne de son adversaire est proclamé vainqueur. Bien avant ce jour tant attendu, dans les quartiers populaires, l’activité bat déjà son plein. Des semaines, voire des mois à l’avance, des mains expertes confectionnent patiemment les cerfs-volants et préparent les fils, perpétuant un savoir-faire artisanal tout en assurant leur subsistance." #documentaryphotography #ahmedabad #india #uttarayan #kite @likelarevuetouslesjourscurieux
0 2
1 month ago
Des photographies issues du projet « Les rivages sabarmatiques », anatomie de Ahmedabad, dans le Gujarat, en Inde, mégalopole d’où la carrière politique de Narendra Modi a réellement pris son essor. 1. Temple Hindou de fortune dans le cantonnement des ouvriers du chantier de Super City. 2. Vieille ville. 3. Promeneurs musulmans du week-end dans le complexe de Sarkhej Roza où repose Shaikh Ahmed Khattu, conseiller spirituel de Ahmed Shah Ier, fondateur de la ville d’Ahmedabad. 4. Fête de l’époux, veille de cérémonie de mariage, sur les rives de la Sabarmati. 5. Membres de la caste Mali traditionnellement associée à la culture et à la vente de fleurs et de guirlandes (en sanskrit māla signifie  guirlande). Dans le système social, les Mali sont classés comme Other Backward Class. 6. Chaiwala. 7. Palais de la reine de Sarkhej Roza au petit matin. #documentaryphotography #india #gujarat #anatomy #usagedumonde
0 6
2 months ago