Il y a des engagements qui résument une vie. Ceux de Philippe Thillay pour l’éducation populaire, les associations et pour l’Europe témoignaient de son profond dévouement à l’intérêt général. Il avait eu aussi à coeur de s’engager pour sa commune de Mont-Saint-Aignan comme élu.
Sa disparition soudaine laissera un vide pour des générations de militantes et militants qu’il aura marqués par son engagement, sa conviction et sa générosité.
J’adresse toutes mes condoléances à sa famille, à ses proches et à toutes celles et ceux qui ont cheminé à ses côtés, des Francas au CESER.
La commission d’enquête sur l’inceste parental a auditionné hier soir le Ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
J’ai tenu à l’alerter sur les nombreuses difficultés que rencontrent les services d’enquête de la Gendarmerie et de la Police Nationale, notamment à Rouen et en Seine-Maritime, face à l’afflux de signalements et de plaintes liées à des violences sexuelles commises à l’encontre de mineurs. La parole se libère, nous devons bien sûr l’encourager, mais surtout anticiper les moyens pour l’accueillir et engager les procédures d’enquête.
Alors que le Ministre a annoncé la création de 400 nouveaux postes d’enquêteurs sur les violences intra-familiales, l’adéquation des moyens déployés est un enjeu crucial. Je le rappelle, plus de 7 millions de nos concitoyens ont été victimes d’inceste au cours de leur vie et 130 000 enfants sont agressés sexuellement chaque année par un membre de leur famille.
Je l’ai également interrogé sur un autre enjeu majeur pour l’amélioration du traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses : la formation des policiers et des gendarmes, particulièrement à la méthode NICHD. Car le recueil de la parole de l’enfant est complexe et nécessite une posture et des connaissances spécifiques au risque de ne pas identifier certains éléments probants, ce qui peut contribuer à un classement sans suite au détriment de la victime.
Vous trouverez sa réponse en suivant le lien suivant :
https://videos.assemblee-nationale.fr/video.18888973_6a033738ba81e.traitement-judiciaire-de-l-inceste--m-laurent-nunez-ministre-de-l-interieur-12-mai-2026
J’ai défendu, hier, en hémicycle, la position du groupe socialiste sur la proposition de loi visant à renforcer le parcours inclusif des élèves à besoins éducatifs particuliers.
J’y ai rappelé que de trop nombreuses difficultés persistent, à l’école avec 4000 suppressions de postes à la rentrée, trop d’absences non remplacées, des effectifs par classe trop importants.
Dans ce contexte, beaucoup d’élèves demeurent sans solution, avec des temps de scolarisation trop réduits, contraignant les familles à pallier comme elles le peuvent les insuffisances du service public.
J’ai également tenu à porter la parole des AESH, dont 98% travaillent à temps non complet, avec un salaire mensuel inférieur au SMIC, des enseignants spécialisés et des psychologues qui animent les RASED et de l’ensemble des professionnels qui font chaque jour de leur mieux pour accompagner les enfants en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers, en dépit de moyens insuffisants.
Je regrette que ce texte ne soit pas à la hauteur des défis soulevés, alors qu'une transformation d'ampleur de notre système éducatif est aujourd’hui nécessaire pour rendre notre école réellement inclusive.
Nous dénonçons tout particulièrement la méthode du camp présidentiel, qui a voulu, avec ce texte, généraliser les pôles d'appui à la scolarité (PAS), alors même que les 18 mois d'expérimentation de ce dispositif n'ont pas été évalué sérieusement. Nous avons voté contre la généralisation des PAS sur tout le territoire.
Nous avons cependant voté pour les autres mesures de la proposition de loi qui, bien que timidement, doivent permettre de mieux intégrer les élèves en situation de handicap au sein de l’institution scolaire et reconnaissent la place des AESH au sein des équipes éducatives.
Cette proposition de loi a finalement été adoptée à une large majorité.
En ce 8 mai, rappelons nous le prix payé pour vaincre la barbarie nazie et rétablir la paix, la liberté et la démocratie en Europe.
Continuons à faire vivre ces valeurs pour que jamais nos enfants ne connaissent l’horreur de la guerre.
Beau temps pour la culture rouennaise !
Bravo au rouennais Vincent Blanchard, auteur, compositeur, interprète dont les musiques qui accompagnent Alex Lutz depuis 20 ans, lui ont permis de décrocher hier un Molière pour son spectacle « Sexe, grog et rocking chair ».
L’occasion de vous inviter à vous rendre dans votre cinéma préféré, pour visionner « C’est quoi l’amour ? » du réalisateur rouennais Fabien Gorgeart en salle depuis aujourd’hui. Récompensé du grand prix de l’Alpe d’Huez en février dernier, il est tourné en grande partie dans notre belle ville de Rouen, et nous parle de l’évolution des liens familiaux, de la structure familiale. À voir en famille donc !
Avec les députés socialistes, nous refusons que les difficultés budgétaires de l’enseignement supérieur servent de prétexte à faire payer davantage les étudiants extra-européens. Augmenter leurs frais d’inscription, c’est installer une logique de tri social à l’université et remettre en cause l’idée même d’un accès égal au savoir. La France doit rester un pays où l’on vient étudier pour apprendre, chercher, échanger et construire des liens avec le reste du monde, pas un pays où l’accès à l’université dépend du niveau de revenu. Nous demandons au gouvernement de renoncer à cette mesure et de faire enfin le choix d’un véritable investissement public pour nos universités.
Alors que le Président de la Région Normandie a hier (enfin !) acté l’abandon du financement régional au contournement Est de Rouen, pour lequel le récent rapport du Conseil d’orientation des infrastructures a rendu un avis négatif, il est temps que le gouvernement annonce officiellement la fin définitive de ce projet d’un autre siècle !
Dans le contexte budgétaire que nous connaissons, à l’heure où les prix de l’essence grimpe, la priorité doit être donnée au rail, au train, au RER, et développer des solutions de mobilité efficaces et accessibles, partout, pour toutes et tous.
Que de temps perdu !
Nous n’avons cessé de le marteler, la priorité pour Rouen et la Métropole c’est que l’Etat, et l’ensemble des parties prenantes accélèrent sur la LNPN et le projet de RER métropolitain, c’est urgent !
À partir d’aujourd’hui, lundi 4 mai, le repas à 1 euro dans les restaurants universitaires est accessible à tous les étudiants, sans condition de ressources !
Fière d’avoir porté ce combat aux côtés de @fatihakelouahachi , mobilisée depuis 2023 sur le sujet !
Le gouvernement doit être au rendez-vous et déployer tous les moyens nécessaires pour que les CROUS puissent assurer la mise en oeuvre concrète de cette mesure, dans les meilleures conditions pour les personnels.
Le repas à 1 euro n’est qu’une première étape, nous restons mobilisés pour combattre la précarité étudiante, revaloriser les bourses d’études et défendre le droit aux études supérieures à l’Université.
Merci à @lea.chevauche et la FEDER pour leur engagement concret, grâce à l’épicerie sociale et solidaire, pour les étudiants les plus fragiles. Leur mission devrait s’en trouver facilitée, au bénéfice de toutes et tous.
Un plaisir d’accueillir Raphaël Glucksmann, Yannick Jadot et mon collègue Aurélien Rousseau ce matin à Rouen, avec Nicolas Mayer-Rossignol à l’occasion de la manifestation du 1er mai.
Cette journée chômée et payée, doit le rester.
Elle symbolise la lutte internationale pour les droits des travailleuses et des travailleurs, et célèbre les conquêtes sociales.
Face aux reculs sociaux et aux offensives contre les droits des travailleurs, nous continuerons de défendre le sens même du 1er mai : celui du travail qui paie, qui permet de vivre avec dignité !