Eva Prusiewicz

@eva.prusiewicz

Perso : @eva_pwz Membre à @ergastulenancy Membre à @lemetrecarre Incubée à Stand'Up Artem
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J'ai pu passer un mois en Islande. Un temps pour marcher, observer, écouter, et surtout récolter de la matière. De la matière physique d’abord : pierres, textures, couleurs, traces laissées par les coulées ; mais aussi une matière intellectuelle et sensible : les paysages, le rythme, les légendes. Mon travail s’est construit jusqu’ici autour des volcans anciens, endormis, auvergnats. Ici, le volcanisme est différent. Les volcans islandais sont majoritairement effusifs. La lave ne jaillit pas seulement, elle s’écoule. Elle avance lentement, construit, recouvre. Pendant ce mois, je ne venais pas chercher des images spectaculaires, mais une expérience de terrain, pourtant j'en ai pris pleins les yeux. 📸 : Eva Prusiewicz - Gunnuhver 2026
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22 hours ago
Expo — ARTDECO))) @eva.prusiewicz nous parle de ses œuvres ✨ — Rendez-vous du jeudi au dimanche de 14h à 18h à la Galerie Poirel à Nancy jusqu’au 21 juin 2026 Entrée libre Plus d’infos sur notre site — 🎥 @diegozebina @derniersoleilagence
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4 days ago
C’est bientôt la fin de ce beau voyage, j’ai pu faire la côte est. Je suis retournée sur certains lieux traversés au tout début. Les paysages avaient changé. La neige avait fondu par endroits, les couleurs n’étaient plus les mêmes. Au fil du voyage, j’ai aussi recueilli des récits. 6 personnes rencontrées, dans des contextes très différents. Chacun·e avec sa manière d’habiter ces paysages, de les comprendre, de vivre avec les volcans, les légendes, les transformations. Entre leurs expériences, les phénomènes géologiques, et les récits plus anciens se dessine une autre manière de lire le territoire : un espace où le réel et l’imaginaire coexistent sans contradiction et sans certitude. Je termine ce voyage avec une matière riche pour la suite de la recherche. Recherche & création autour des volcans et des émotions 🌋 Merci à mes ami·es et proches qui se sont improvisé·es assistant·es pour ce voyage et m'ont accompagné au travers des péripéties : @mathieu.keller @anelgeorges @claimb
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12 days ago
Semaine 3 en Islande Je poursuis ma recherche autour des volcans. Ici, la matière évolue en permanence : la roche se forme, s’altère, s’oxyde, se fracture. Les teintes rouges viennent de l’oxydation du fer. Les colonnes basaltiques se forment lorsque la lave refroidit lentement et se contracte de manière régulière. Et puis il y a les trolls. Dans la culture islandaise, ils font partie du folklore depuis des siècles. Ce sont des créatures à la fois repoussantes et protectrices liées à la roche et aux reliefs, souvent associées à des forces brutes et un peu incontrôlables. Cela fait pensé aux volcans ! On raconte qu’ils se transforment en pierre à la lumière du jour. Il s'agit là d'une manière poétique d’expliquer ces formes rocheuses étranges et presque “vivantes” que l’on croise partout. Entre phénomènes géologiques et récits populaires, le paysage devient un espace d’interprétation : ce que la science décrit, les mythes le prolongent. — Recherche & création autour des volcans comme métaphore des émotions grâce à la Région Grand-Est, la DRAC Grand-Est et la ville de Nancy 🌋 @laregiongrandest @villedenancy
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21 days ago
Au bord de l’eau, la roche s’organise en orgues. Plus loin, les cascades fissurent le silence. La lave, encore récente, garde en elle une mémoire tiède ; celle d’il y plus longtemps m’impressionne pas ces couleurs soufrées. Les pierres ici ne sont jamais neutres : elles portent transcrivent des paysages presque irréels. Et puis il y a eu ce troll, présence silencieuse d’un gardien regardant le ciel que nous a montré Jón. Je viens chercher ici des formes, des strates, des couleurs. Je viens comprendre comment la matière raconte ce qui brûle, ce qui se transforme, ce qui persiste ainsi que ce lien ambivalent avec les humain.e.s.
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29 days ago
Arrivée depuis à peine 4 jours et déja pleins de choses à vous raconter : des routes et ponts effondrées, des cailloux de toutes les couleurs, un vent glacial, des coulées de laves des 5 dernières années dont quelques unes encore fumantes et l'ascension de notre premier volcan le Fagradalsfjall avec mes deux compagnons d'aventures (@claimb et @mathieu.keller ), le volcan proche de Grindavik qui a enseveli plusieurs maisons et mis d'autres à moitié dans le vide. 🌬🌋
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1 month ago
Dans la mythologie, le feu des volcans n’était pas une catastrophe. C’était un atelier. On racontait que le dieu Héphaïstos chez les grecques ou le dieu Vulcain équivalent romain vivait sous les montagnes volcaniques. Il était le forgeron des dieux, artisan boiteux et génial, il façonnait dans la chaleur souterraine les armes, les bijoux et les objets extraordinaires de l’Olympe. Quand la terre grondait ou que des flammes surgissaient, ce n’était pas une colère divine. C’était le bruit du métal frappé sur l’enclume. Ce mythe change le regard. Le volcan n’est plus seulement destruction, Il est aussi source de création. Le feu qui effraie est aussi celui qui transforme. Le volcan est bienfaiteur tout autant que destructeur. Avant la volcanologie, les humains avaient déjà compris quelque chose d’essentiel : sous la violence apparente, il y a un travail. 📸 : Photographie libre de droit de Frédéric Bisson
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1 month ago
Orage Volcanique Lors d’une éruption explosive, le volcan ne produit pas seulement de la lave et de la cendre, il fabrique aussi… des orages. Dans le panache, des milliards de fragments de roche et de verre volcanique s’entrechoquent. À force de collisions, les particules se chargent en électricité. Peu à peu, le nuage accumule de l’énergie jusqu’à ce que l’air ne puisse plus l’isoler. Un éclair surgit, pas un de ceux venu du ciel mais de ceux né du volcan lui-même. La pierre devient nuage, la lave devient lumière, et le volcan produit sa propre météo.
On comprend pourquoi, avant les explications scientifiques, ces phénomènes étaient interprétés comme des signes divins ou la présence d’une créature. 📸 : Eyjafjallajökull eruption in April 2010 de Terje Sørgjerd
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1 month ago
Rendez-vous demain, vendredi 20 mars, de 19h à 23h au Casino Luxembourg - Forum d’art contemporain ! J’ai rejoins une proposition de GRAVE (Groupe de Recherches Audios et Visuelles Expérimentales) avec Jeannie Brie et Lucile Pacheco, Kévin Angboly et Théo Strauss, les musiciens et les participant.e.s. Nous avons pioché au sein des archives vidéos de ce lieu culturel reconnu pour créer des narrations que nous vous proposerons demain. Évidement, je propose une esthétique inspirée des volcans et de la période de transition dans laquelle je suis en ce moment. Je serai accompagnée au son par la Terre qui tremble, qui craque, qui s’écoule et un dragon en écho aux mythes et aux légendes associés aux phénomènes volcaniques. Un extrait de ma performance de demain Plus d’informations : https://casino-luxembourg.lu/fr/agenda/soiree-fora @jeanniebrie @grave.asso @lucile.pacheco @casinoluxembourg
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1 month ago
Avant de comprendre la pression des gaz ou la viscosité du magma, les humains cherchaient des mots pour décrire l’explosion. Et ils ont puisé… dans le corps humain. Les chroniques anciennes parlent de montagnes qui “gémissent”, qui “enflent”, qui “se déchirent”, qui “accouchent” de pierres et de feu. Pour rendre compréhensible un phénomène géologique inconnu, on l’a rapproché d’une expérience connue : celle du corps humain, et en particulier du corps féminin. D’autres expressions restent non-genrées comme : « cracher », « vomir », etc… Je crois que ce n’est donc pas seulement que le volcan a été féminisé, mais aussi que le langage du féminin a servi d’outil pour penser les mouvements de la Terre. Faute d’instruments scientifiques, l’observation passait par l’analogie. Aujourd’hui, la volcanologie parle de pression, de fractures, de dégazage, de fragmentation.
Les mots ont changé. Mais l’intuition reste frappante : face à l’explosion, les humains ont spontanément décrit la Terre comme un corps vivant.
Peut-être une manière de réduire la distance entre nous et ce qui nous dépasse pour la comprendre ? 📸 : photographie libre de droit d’Andrew Schwark, Antigua au Guatemala
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2 months ago
Extrait de la série de peinture I fell Small représentant de façon non-figurative des phénomènes associés aux Nuées Ardentes. Pendant longtemps, on appelait nuée ardente, les nuages brûlants qui dévalent les pentes d’un volcan après une explosion. On imagine presque une vapeur lumineuse. C’est une belle expression poétique. Aujourd’hui, les volcanologues ont abandonné ce terme. Il était trop large et mélangeait plusieurs phénomènes très différents. - Les coulées pyroclastiques sont de véritables avalanches de gaz brûlants, de cendres et de roches. Elles peuvent dépasser 500 °C et filer à plus de 100km/h. C’est un des phénomènes les plus dangereux et imprévisibles des éruptions explosives. - Les surges pyroclastiques sont des nuages plus dilués, turbulents, capables de franchir des reliefs et d’atteindre des zones inattendues. C’est le phénomène le plus étendu. - Les retombées de cendres sont plus lentes, mais elles transforment progressivement un paysage entier en matière grise et silencieuse. Le danger particulier est lié au poids, la cendre est lourde et pourrait détruire des toits sous sont poids. Le mot était poétique, la réalité est fascinante et redoutable. En 79 après J.-C., lors de l’éruption du Vésuve, ce ne sont pas des rivières de lave qui ont détruit Pompéi.
Ce sont ces nuages brûlants, rapides, presque impossibles à comprendre pour ceux qui les voyaient arriver et les retombées de cendres. 📸 : Manon Galland @manongalland / @manooons_
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2 months ago
Avant que l’on se rende compte de la géologie volcanique du lieu, qu’on ne parle de dômes de lave et d’érosion, la montagne était un paysage mais surtout un lieu habité. Autour du Puy de Dôme, les récits anciens évoquent des fées, des sorcières et des esprits nocturnes bien et mal attentionnés. On trouve énormément de lieu aux noms évocateurs : roches aux fées, Cheminée des fées, lieux de vies de sorcières, la pierre de Gargantua, etc…
On disait que des lumières apparaissaient sur les hauteurs, que le vent portait des voix, et que certains soirs la montagne devenait un lieu de rassemblement, un sabbat. La science explique la roche.
Les récits racontent notre manière de l’habiter. 📸 : Eva Prusiewicz
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2 months ago