éditions blast • originel

@editionsblast

maison d'édition indépendante & associative antérieure et sans lien au média homonyme. queer & antiraciste @sol_netra | iel @karimaouaghenim | elle
Followers
14.1k
Following
483
Account Insight
Score
35.97%
Index
Health Rate
%
Users Ratio
29:1
Weeks posts
Aujourd’hui paraît Mauve est un verbe pour ma gorge de Nana Quinn. Écrit depuis l’expérience des violences sexistes et sexuelles, ce texte refuse toute mise à distance et travaille la langue comme un lieu de tension, où la gorge, le corps et la mémoire deviennent les espaces d’une parole difficile, entravée, mais tenue. Déjà publié au Canada par @editions_poetes_de_brousse nous sommes heureuxses de l’accompagner aujourd’hui dans sa parution en France. Le livre s’attache aux mécanismes de l’emprise, à ce qui réduit, isole, désoriente, et aux formes d’écriture qui permettent d’en sortir sans en lisser la complexité. Il prend acte aussi de conditions d’énonciation situées, traversées par des rapports de race qui pèsent sur la possibilité de dire, d’être entendue, d’être crue, et qui participent à la manière dont certaines paroles sont minorées, déplacées ou rendues illégitimes. Écrire, ici, engage un refus : celui de l’effacement, de la réduction au silence, de la dépolitisation des récits. Publier ce texte, c’est affirmer que la poésie peut être un lieu d’élaboration et de confrontation, où se reconfigurent les cadres à partir desquels ces violences sont perçues. Face aux lectures qui individualisent ou neutralisent, ce livre rappelle qu’elles s’inscrivent dans des structures plus larges et qu’elles appellent à être pensées comme telles. Merci @nanaquinn_ pour ce recueil et ta confiance et Rachèle Santos @srirachele pour cette magnifique couverture 🖤🖤🖤
390 12
9 days ago
Le 17/04 paraît aussi Ces ailes qu'on ne brise pas de Ghosoun Qtifan, traduit par Farah Chami. C'est la journée des prisonnier·es palestinien·nes. Gaza est une prison à ciel ouvert, sous un blocus qui contrôle les corps, les sorties, les soins. Fin 10/2023, au moment où le dispositif se referme plus brutalement encore, Ghosoun parvient à partir avec son fils mutilé par les bombes. Partir n'est pas une échappatoire, c'est céder au déplacement forcé qui dépossède les Gazaoui·es de leur terre, de leurs proches et de tout ce qui fait qu'on existe quelque part. Ce livre s'écrit depuis cet exil subi, traumatique, et sans retour certain. « Que peut la poésie face aux décombres ? » demande Hourya Bentouhami dans la préface du recueil. Ce que rien d'autre ne peut : nommer nos mort·es avant qu'iels ne disparaissent dans les chiffres, adresser une parole à nos enfances broyées, faire de la langue un territoire que rien n'exproprie. Les poèmes à la première personne prennent appui sur des scènes précises : marcher sous les bombardements, trouver son enfant parmi les décombres, regarder le corps amputé, refuser de céder au mutisme que la barbarie produit. Dire qu'il n'a pas perdu de jambe mais reçu des ailes pour lui redonner une image de lui-même autre que celle de la destruction. C'est l'état traumatique : une conscience clivée, qui sait une chose et en dit une autre parce que c'est la seule façon de ne pas se briser. Le livre paraît en bilingue arabe-français pour la 1ere fois dans le catalogue. Dans un contexte où une culture est activement détruite, publier la langue est un acte de mémoire autant que les sensibles consignés dans le recueil. La couverture est signée @imen.roulala , linograveuse dont l'œuvre est traversée par un engagement antiraciste. Merci pour ton trait qui porte autant que les mots. Merci à Farah pour cette traduction habitée, son accompagnement amical et la puissance de son engagement. Merci également à Hourya pour l’acuité de son regard. Et à @massa31100 pour sa confiance, d'être là, et d'écrire. Que les verbes du recueil se répandent autant que la vie qu'ils défendent. 📅🔥 Rdv le 16 avril à @librairie_paysages_humains pour le lancement 🖤♥️
505 15
1 month ago
Au-delà du feu paraîtra le 17 avril prochain. C’est le premier roman de Sol Netra, avec qui on a fondé blast, et avec qui on la co-anime. On ne sépare pas ce qu’on défend de qui on est ; ce livre est ici parce qu’il n’aurait pas de sens à être ailleurs, d’autant moins que blast n’est pas un simple cadre de travail mais un lieu qui engage directement nos vies et nos santés (les soutient parfois, les abîme aussi), et depuis lequel ce texte a été écrit. L’État décide de quels corps méritent d’être protégés, et lesquels peuvent être abandonnés, enfermés, consumés. Au-delà du feu prend ce tri au sérieux comme sujet et comme forme : Sol écrit depuis l’intérieur de ce que la psychiatrie et la prison font aux existences qu’elles saisissent, depuis une position queer et anarchiste qui n’est jamais extérieure à ces dispositifs. Le texte ne corrige pas, ne répare pas, ne rend pas lisible : il maintient les ruptures, les discontinuités, la dissociation. Il refuse de traduire la violence en récit acceptable. Pas comme témoignage, pas comme explication, mais comme déplacement. Il déplace ce que parler veut dire quand certaines vies sont déjà assignées au silence. Il déplace ce que raconter veut dire quand le temps lui-même est brisé. Il déplace ce que la littérature peut faire quand elle cesse de chercher à rendre le monde supportable. Dans nos luttes, on parle souvent d’organisation et de stratégie. Mais il y a aussi ce qui travaille autrement : les formes qui permettent de ne pas disparaître entièrement, de ne pas se laisser refermer. Ce texte se tient à cet endroit. Ce qu’il construit comme horizon n’est pas une résolution ; il ouvre un espace où quelque chose de politique peut encore advenir dans la langue, dans les corps, dans ce qui reste irréductible. Et ce feu-là, on ne l’éteint pas. Merci @sol_netra pour ta confiance et @introjection pour cette illustration explosive 🖤🖤🖤🖤🫂🫂🫂 📅TOULOUSE, rdv mercredi 15 à la @librairieterranova pour la soirée de lancement 🔥📅
311 44
1 month ago
Dans ce recueil, @julie.lombe part de son travail de massothérapeute. Les corps reçus dans la cabine se relâchent et les confidences affluent. Ce lieu consacré au bien-être révèle ce que ce métier exige : la fatigue compassionnelle, les projections des client·es, les violences symboliques, et tout ce qu’implique le fait d’accueillir et de tenir. Le livre rappelle une évidence : le soin n’est ni un instinct ni une vocation. C’est un travail matériel et émotionnel, largement féminisé, racisé et précaire. À partir de situations tirées de sa pratique, Julie Lombe examine ce que signifie absorber jour après jour une part des tensions, des récits et des détresses d’autrui. Sa réflexion rejoint et prolonge une question formulée par les féministes marxistes, que l’on retrouve notamment dans le livre Avant 8h, après 17h : si le care permet au monde de tenir, qui régénère celles et ceux qui y veillent ? La poète reprend cette interrogation au ras du travail quotidien - c’est-à-dire dans les gestes, les corps et l’usure qu’ils enregistrent - pour redignifier celles et ceux qui témoignent silencieusement de l’injustice structurelle face au soin. Couverture de Yara Kaci et préface de Lauraline Michel @lauraline_ml que nous remercions 🫶🏽🫶🏽🫶🏽 🔥 Vendredi prochain en librairie 🔥
195 8
2 months ago
Aujourd'hui paraît Le Pays sans bureau de poste d’Agha Shahid Ali, dans la traduction précise et habitée de Frédérick Lavoie, accompagné d’une préface de Camille Auvray, et ce livre n’arrive pas comme une simple traduction de plus dans le champ poétique francophone mais ouvre une brèche. Écrit depuis l’exil américain et irrigué par la mémoire du Cachemire occupé, militarisé, fragmenté par les logiques étatiques et les héritages coloniaux, le recueil fait de la poésie un lieu d’archive et de contre-information, un espace où les morts parlent encore et où les disparu-es refusent d’être rayé-es des cartes. Le titre dit déjà l’essentiel : un pays sans bureau de poste est un pays privé de circulation, de correspondance, de relais ; c’est une communauté condamnée au silence administratif. Le poète répond à cette confiscation par le ghazal, forme classique de la tradition persane et ourdoue fondée sur l’autonomie des distiques, la reprise, l’adresse et la perte, qu’il déplace dans la langue anglaise sans en dissoudre la charge mélancolique ni la puissance critique. Chez lui, la répétition n’est pas ornementale, elle est insistante comme une revendication, elle revient comme revient une nouvelle que l’on empêche de passer. Le ghazal devient alors dispositif politique - une manière de tenir ensemble amour, deuil et insurrection, d’articuler intime et géopolitique sans céder ni au reportage ni à l’abstraction. La poésie n’est pas un refuge mais une pratique de lucidité ; la faire circuler est une manière de refuser l’amnésie organisée et redonner à la littérature sa capacité d’intervention. Que vive la mémoire des littératures queers et racisées ❤️‍🔥 🫶🏽 Merci à Victor Girod pour cette magnifique couverture 🫶🏽 📅 Rencontre unique et exceptionnelle en présence du traducteur mardi 24 février à 19h à la @librairie_terre_des_livres , Lyon. ­
127 5
2 months ago
Feux de joie s’adresse à celles et ceux - comme nous - dont les corps sont surveillés, suspectés, corrigés. Assignés à la honte et à la peur parce que musulmans, racisés, queers. Des corps hiérarchisés par ceuls s’arrogeant le droit de mesurer nos humanités. Le recueil déplace alors le point de friction où les brûlures devraient crépiter. La colère, le désir, la foi - nos beautés tenues à distance - débordent d’un cadre réifiant imposé par des instances auto-proclamées, voulant orienter jusque la pousse de nos vertèbres. Rien n’est tu ni arrangé dans la poésie de Jamal Ouazzani @jins_podcast . La joie, centrale, affleure au fil des incantations ; elle surgit par éclats, comme ce qui résiste encore, comme un lieu où sauvegarder quelque chose de nos dignités, comme la résurrection d’un souffle. Feux de joie n’avance pas avec des réponses, mais avec une présence. Celle d’une obstination à rester sensibles et ensemble - même quand tout pousse à l’anéantissement. Nous souhaitons aussi exprimer notre gratitude à Alireza Shojaian @alireza.shojaian , dont le travail plastique est essentiel. Sa peinture s’inscrit dans un espace où les corps, les récits minorés, les héritages sont trop souvent neutralisés, folklorisés ou rendus invisibles. Son œuvre persiste à faire exister des présences complexes, irréductibles aux cadres dominants de lisibilité. Que son travail accompagne Feux de joie n’a rien d’anodin. Il illustre l’amitié réelle entre les deux artistes qui réfutent chacun dans leur discipline respective l’assignation ou l’oubli. ❤️‍🔥 Rendez-vous ce vendredi 9 à la librairie @lareguliere pour le lancement, et dans les autres lieux annoncés ; de nouvelles dates se préparent ❤️‍🔥
202 21
4 months ago
Il y a les langues qu’on nous refuse. Les corps qu’on voudrait taire, discipliner, briser. Les territoires qu’on arrache, les oppressions qu’on nie. Et pourtant les mots persistent. Pour 2026, on poursuit avec des livres qui disent la violence - coloniale, queerphobe, raciste, capitaliste, carcérale, psychophobe - et cherchent en leur sein les gestes de soin, de joie, de désir et de résistance. La langue est une géographie à défendre, un lieu où exister quand la réalité est intangible, un outil pour survivre ensemble. Ces textes racontent l’arrachement, la domination et ses blessures collectives, la mort et le pathogène, les identités queer & trans comme forces politiques, la colère légitime et la joie incendiaire, le soin comme pratique réparatrice, l’amour comme acte de résistance. Merci aux auteurices pour leur confiance et leur travail. Merci aux traducteurices, préfacier·es, illustrateurices et artistes. Merci aux libraires, bibliothécaires, passeureuses de textes. Merci à vous, lecteurices, qui lisez, partagez, soutenez, recommandez - et qui continuez à faire vivre les livres. Nous refusons toujours l’esthétisation vide et faisons le choix de rester aux côtés des luttes ; les livres sont pour nous un enjeu de survie. Et on ne baissera pas les yeux ✊🏽🖤 📸 [Couverture ©Diana Davies] 📸 [Janvier ©Gilles Elie Chohen] 📸 [Février ©Cédric Gerbehaye] 📸 [Mars ©Marc Granger] 📸 [Avril ©Marc Granger] 📸 [Mai ©Amadou Gaye] 📸 [Juin ©Daniel Jack Lyons]
459 28
4 months ago
La nuit du 28 juin 1969, au Stonewall Inn, la police de New York pensait mener une énième descente. Les client·es - des queers racisé-es, trans, tds, précaires - ont résisté. Marsha P. Johnson aurait lancé la première bouteille. Sylvia Rivera criait : « Je ne veux pas rater une seconde de ça — c’est une révolution ! ». Stormé DeLarverie aurait frappé un policier avant de lancer à la foule : « Vous allez rester là sans rien faire ? ». Cette nuit-là, la peur a cédé la place à la colère : une colère née du racisme, de la hess, de l'incarcération systématique, des humiliations et violences quotidiennes, de la honte imposée. Avec ce soulèvement s'est poursuivie la queerité politique : un langage de survie et de solidarité pour les corps que l’ordre social veut effacer. En s’attaquant aux normes hétéropatriarcales, racistes, validistes, à la violence policière, à la logique carcérale... elle met à nu les mécanismes qui assignent, hiérarchisent, contrôlent, légifèrent. Défendre les vies queers implique de refuser ce monde de cases, de pouvoirs et de répressions. À nos adelphes des diasporas qui ont tant fait contre les empires en comprenant qu'aucune liberté n’existe tant qu’elle ne vaut pas pour toustes : éternelle reconnaissance. Stonewall circule encore. Les textes en portent à leur manière la mémoire et chaque collier de soutien permet au catalogue de continuer de s'élaborer🙏🏽🖤
88 2
5 months ago
Aujourd'hui en librairie 🔥 Le collectif offense nous avait invité-es à découvrir Hope future pendant son élaboration, puis dans sa forme finale où les voix, les corps et les images composaient un récit venu d’un autre temps - un futur qui ressemble trop au nôtre, traversé par la poussière, la mémoire et l’impossible départ. Ce qui s’y déployait venait d’une nouvelle commandée à Sabrina Calvo par le collectif, point de départ d’un travail scénique inventant sa propre dramaturgie, entre effondrement et recommencement. On publie aujourd’hui la nouvelle de Sabrina Calvo telle qu’elle fut écrite, accompagnée du texte de scène élaboré par @collectif_offense_official , afin de faire entendre le dialogue entre ces deux écritures tendues vers une même question : comment continuer à vivre quand il n’y a plus d’ailleurs où fuir. Merci à tous les membres du collectif, à Sabrina Calvo, et tout particulièrement à @mag_leveque pour la couverture ; ta confiance et ton compagnonnage, tissés au fil des projets, nous vont droit au cœur.
170 3
6 months ago
Aujourd’hui paraît La Chambre aux scellés de @florencerivieres ❤️‍🔥 En justice, la « chambre aux scellés » est l’endroit où l’on enferme les preuves. Dans les affaires de violences sexuelles, ce sont parfois les corps eux-mêmes qui deviennent pièces à conviction, réduits au silence par l’appareil judiciaire. La parole des victimes, elle, se heurte à des portes closes. À cette confiscation s’ajoute une autre, plus souterraine et parfois première : celle des relations abusives, où l’emprise s’installe, fragmente l’identité, et rend la dénonciation presque irréalisable. Ce recueil découd ces mécanismes, fissure le silence, et met en lumière la dimension systémique de l’oppression. Merci pour ce livre qui oppose à l’effacement la persistance d’une voix collective 🙏🏽🖤 💥 Rencontre avec l'auteur vendredi 26 septembre chez nos adelphes @violetteandco.librairie 💌
149 4
7 months ago
« Écrire un poème / est ma manière d'allumer un cierge / là où manque une église à ma croyance » Il y a un vers qui tourne en boucle dans ma tête : « J'allume un cierge / dans la bouche de celui qui parle seul. » Cette rentrée littéraire 2025 est faite de magnifiques pépites. Je découvre l'écriture d'Esther Morand Khiabani avec son recueil DE DAHLIAS ET NOYADES et je n'en sors plus. Je l'ai lu plusieurs fois, entièrement ou partiellement, et j'y vois, comprends, ressens de nouvelles choses à chaque lecture. Comme si c'était une nouvelle rencontre avec les mots de la poétesse. Ses vers m'enchantent, me bousculent, me heurtent, m'émerveillent... Tout y est profond, elle parle de la perte de soi et de l'autre, de l'amour en l'autre et en soi, d'être ancrée dans ce monde disparate, d'être hors de soi et du temps...Ça joue sur nos sens et notre perception de la réalité. On sent l'odeur des fleurs, on se brûle presque à la chaleur d'une flamme, on entend un étourneau souffler un poème, on voit la nature déborder...et s'infiltrer en nous... Il faut lire DE DAHLIAS ET NOYADES en s'abandonnant pour laisser toute la place à la splendeur et la musicalité de la poésie d'Esther Morand Khiabani 💐 Extraits  «  Je valse avec les morts / et me raccompagne de fantômes »  _p.38 «  Je prends muscle du monde / n'en garde que ses crampes »  _p.48 «  Je cueille une rose pour ce que l'épine / pique / J'aime l'endroit du matin /où s'étrangle le rêve / pour ce que le réveil / s'allonge d'imprécision / T'aimer comme une bourrasque / pour ce que tu m'accordes / de / microscopique »  _p.53 «  J'ai dans ma penderie / brouillards tempêtes foudres et incendies / qui ne s'ajustent pas »  _p.15 📚 De dahlias et de noyades d'@esther_khiabani Disponible en librairie @editionsblast   77 pages  Merci à @sol_netra  & @karimaouaghenim pour leur confiance ♥️✨ La maquette-décor a été confectionnée avec du papier Canson de couleur et du papier origami Muji #estherkhiabani #editionsblast #maisondeditionindependante #editionsindependantes #poesie #rentreelitteraire #litteraturefrancaise #poesiepersane #nature #lire #lecture #reading
144 6
8 months ago
❤️‍🔥 "Portrait de Rita" de @laurenemarx paraît aujourd’hui et sera très bientôt jouée au Festival d’Automne à Paris / @theatre.ouvert ❤️‍🔥 À partir d’entretiens menés par Laurène Marx et Bwanga Pilipili avec Rita Nkat Bayang, s’écrit le récit d’une vie marquée par l’exil, les violences sexistes et sexuelles, le racisme systémique. Rita est aussi la mère d’un petit garçon victime de violences policières à l’école : son témoignage dévoile la brutalité institutionnelle et systémique, mais aussi la force de celles et ceux qui refusent le silence. Ce texte — le second que nous publions de Laurène Marx — prolonge un travail où la littérature ne sépare pas poésie et politique. Ici, le théâtre devient espace d’écoute et d’écriture, où l’expérience de la fétichisation est interrogée à travers les voix des trois femmes, chacune depuis sa posture située. La langue invente une forme pour dire l’injustice et ouvrir des possibles. Bientôt, nous publierons également "Jag et Johnny", la prochaine pièce de Laurène Marx, axée sur le rapport complexe à son milieu d’origine, de ce que signifie en sortir ou y revenir, et de l’impact que cela a sur la construction de soi. Pour celles et ceux qui le souhaitent et le peuvent, il est possible de soutenir la fondation créée par Rita Nkat Bayang.
353 3
8 months ago