Instance des mauvais jours.
Décor, corps, corps à corps puis soupçons.
Où se cachent les temps heureux ?
Le temps où l’on se cachait derrière des sourires intenses, le temps raccord,
Raccorder le temps non sans effort.
Où se cachent les amants déchus ?
Rêvent-ils quelque part d’instants délicieux ?
Mènent ils une vie à tâtons ?
Tâtonnement délicat, ensevelissement des êtres dans un souvenir incertain.
Je me perds, je t’attends au bout d’un couloir.
Mais seule ta voix me parvient, corps saisissable.
Je coule et roucoule puis recoule.
J’attrape la première branche,
Saisie par le vide,
D’une maladie moderne,
L’envie âcre de vivre.
Ivre, ivresse d’un instant,
Je soupire, jusqu’à mon dernier souffle,
En attendant le jour,
Un instant délicat
Jusqu’à la prochaine ignorance.