🦋✨Merci infiniment
@severinesaas @heloise_schwab @jorganssen et toute l’équipe du
@t_letemps pour cette invitation et ce magnifique article ⛓🌹
Trop touché !
DANS LES KIOSQUES AUJOURD’HUI
♥️🗡
Le monde de la nuit a ce pouvoir magique de bouleverser nos repères. Le peintre
@davidweishaar use de cette confusion des sens pour déployer son univers. Dans sa nouvelle série de peintures, l’Alsacien de 35 ans, établi à Lausanne, matérialise la diversité du spectre lumineux de la Lune. A mesure que la rétine s’habitue à la semi-obscurité, le spectateur·x·ice voit émerger peu à peu formes et détails. Et découvre les figures de la nuit inspirées des personnages fantastiques, dont les vampires, qui accompagnent l’artiste depuis toujours.
Affranchis des marqueurs du temps, ses personnages circulent dans des environnements teintés d’onirisme et de symbolisme. Dans la veine du réalisme magique, courant pictural qui lui tient à cœur, David Weishaar explore les notions de corps et de désir: «Cet état de rêverie et de songe donne davantage de liberté aux symboles et messages que j’aborde. Ils me permettent de laisser l’interprétation au spectateur·x·ice.»
L’artiste crée des paysages imaginaires; des collages mentaux à partir de ses photographies, ses lectures et rencontres. Ils représentent des personnes bien réelles, des «personnes dont l’énergie l’inspire, souvent d’autres artistes issu·x·e·s de la communauté queer, dont le parcours et l’univers me touchent.» Fluidité des genres, des corps, des interprétations et des situations, le travail de David Weishaar tente d'interroger le rapport aux identités plurielles. La sienne tout d’abord, qu’il ne brandit pas comme un étendard, mais à laquelle on le ramène (encore) trop souvent dans sa vie et sa pratique artistique: «On est vite catalogué dans le milieu de l’art. Qu’on le veuille ou non, lorsqu’on met en avant le désir queer et qu’on le représente, on te rappelle ta propre identité. L’intime est politique.»
Mots: Mehdi Atmani
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