Damien Castera

@damiencastera

✍️ 🎥 🏄 Itxassou - Pays Basque «  La liberté ne meurt jamais » Gallimard
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🎥 UNCROWDED PART 1 🎬 L’été dernier, quelques jours avant la fermeture des frontières, j’ai pu rentrer en Indonésie pour un surftrip de 80 jours en solo. Les Mentawai quasi déserts, un Greenbush historique, Uluwatu comme dans les 70’s, désert point, sumbawa ! Bref, le Surftrip d’une vie 🙂 Clip entier : lien dans ma bio Images : @liquidbarrel @pictureorganicclothing @minviellesurfboard @usthemovement @s_wings_surf
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4 years ago
LA LIBERTÉ NE MEURT JAMAIS aux @editions_gallimard . Parution : Mai 2025.
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1 year ago
Voici la bande annonce de notre film LA LIBERTÉ NE MEURT JAMAIS diffusé le 13 février sur @lcp_an Avec @michael_darrigade Produit par @alexandre_soullier_ et @bonnepioche Montage @thibault.perois #ukraine #film #documentaires #teaser #movies #documentary #war #lalibertenemeurtjamais
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2 years ago
Arménie 2024 Les jours s’empilent comme des sacs de sable. Notre quotidien prend des allures de routine. Bec-de-lièvre cuve son vin et ronfle comme un sonneur. Levon est accoudé au châlit, le front contre la vitre, les yeux dans la steppe. Hovhannes graisse son fusil avec de la cire d’abeille. En dehors des tours de garde qui offrent la possibilité d’une promenade quotidienne, les journées sont vides. C’est en prévision de ces veilles immobiles que j'ai pris soin de glisser dans ma besace Le désert des Tartares, de Dino Buzzati, tant il me semble que les soldats du fort Bastiani et les sentinelles du camp-8 partagent une même routine faite de paysages endormis et de rondes inutiles. Parcourir l’œuvre de Buzzati dans une tranchée face à l’ennemi, c’est comme lire Saint-Ex dans le désert, Proust dans une chambre d’hôtel ou kafka devant un guichet fermé du Trésor public. Le décor devient un prolongement du texte, une synesthésie littéraire. Je note cet extrait : “Ainsi, la plaine demeura immobile, et immobile, les brumes septentrionales, immobile la vie réglementaire du Fort Bastianini ; les sentinelles répétaient toujours le même parcours de ce point-ci à celui-là du chemin de ronde ; identique était le rata de la troupe ; une journée était semblable à l’autre, se répétant à l’infini, comme des soldats qui marquent le pas. Et pourtant, le temps courait ; sans se soucier des hommes, il allait et venait par le monde, flétrissant les belles choses ; et personne ne parvenait à lui échapper, même pas les enfants, nouveau-nés qui n’ont pas encore de nom.”
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1 month ago
Istanbul. Point final d’un long périple entamé il y a quelques semaines à la frontière iranienne. Trois mille kilomètres parcourus pour clore trois années de travail auprès des arméniens. Des montagnes caucasiennes aux steppes anatoliennes, j’ai suivi une frontière qui oscille à la croisée des empires, observé des soldats tenir une ligne de front fragile, longé un corridor encore hypothétique, vu un peuple, qui, un siècle après le génocide de 1915, lutte toujours pour exister. 2023 : nous étions envoyés spéciaux pour @lefigaro avec l’ami @cedricgrasecrivain . 2024 : tournage d’un film documentaire avec @raffaello_dela et @mikofixeur . Une immersion de plusieurs semaines dans un poste avancé, à un jet de pierre des postions Azerbaïdjannaises. 2026 : voyage dans le temps. Dans le Syounik, où se joue l’avenir de l’Arménie et la construction du corridor du Zanguezour, qui doit permettre à l’Azerbaïdjan de relier ses territoires entre eux. Puis, en Anatolie orientale pour explorer le passé : Ani, l’ancienne capitale aux mille et une églises, vestige du grand royaume d’Armenie. Les villages de la région sont aujourd’hui occupés par des Kurdes, qui forment avec les arméniens, une même communauté de destins. Demain, c’est retour en France. Encore quelques mois pour achever l’écriture de mon livre et finaliser le montage du film (avec @thibault.perois aux manettes), et je vous retrouverai en janvier 2027 pour partager ce travail.
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2 months ago
Doğu Ekspresi - Express de l’Est 🚂 Liaison Kars-Istanbul. Mille-six-cent kilomètres de rails à travers les hauts plateaux d’Anatolie. Ça laisse du temps pour écrire… J’ai vu J’ai vu les train silencieux les trains noirs qui reve- naient de l’Extrême-Orient et qui passaient en fan- tôme Et mon oeil, comme le fanal d’arrière, court encore derrière ses trains Cendrars 📸 1 @jonathanallmang
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2 months ago
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3 months ago
Est-ce que les morts reviennent ? Les livres disent que non, la nuit hurle que si. Ask the dust - John Fante
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4 months ago
Lundi matin, avec Damien Castera. #anglet #longboard #surfvideo #paysbasque
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5 months ago
C’est une belle tournée d’automne qui s’achève sous les premières neiges d’hiver. Heureux de poser les valises pour me consacrer pleinement à l’écriture du prochain livre. Merci aux organisateurs, bénévoles, libraires, lecteurs, editeurs croisés en chemin : vous êtes ceux qui rendent nos histoires possibles. @editions_gallimard @bonnepioche @pictureorganicclothing
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5 months ago
«Je suis un ouvrier, un peintre en bâtiment, né à l’endroit où le Danube forme un coude pour se séparer en trois bras et se jeter dans la mer Noire. J’ai vu le jour, il y a tout juste 35 ans, d’une immortelle paysanne roumaine et d’un contrebandier grec qui m’est parfaitement inconnu, n’ayant que l’âge de 9 mois quand il est mort.» C’est ainsi que se présente Panaït Istrati, né en 1884 à Braïla, en Roumanie, dans une lettre du 20 août 1919, adressée à celui qu’il a choisi comme mentor, le romancier Romain Rolland. Elle scellera son destin. Romancier et conteur hors pair, il s’attache aux laissés-pour-compte, aux vagabonds, aux marginaux, traçant des portraits de vies brisées mais jamais dépourvues de dignité. Sa littérature fleure bon les chardons du Baragan, la poussière des Carpates, les embruns de la mer noire. Entre contes philosophiques et romans d’aventures, sa prose est portée par un souffle épique où le panache tutoie sans cesse la poésie. “La moindre ligne de Panaït Istrati est un portrait de lui, car jamais écrivain ne fut plus présent, corps et âme, dans son œuvre.” Ainsi parlait Joseph Kessel d’Istrati qu’il surnommait le «Prince des vagabonds».
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6 months ago
Hommage 💫🙏 En mai 2022, nous avons accompagné Chris Garett alias Swampy dans plusieurs missions de déminage sur d’anciennes positions russes au nord de Boutcha et Borodyanka. Arboriculteur originaire de l’île de Man, entre l’Irlande et l’Angleterre, il avait rejoint les rangs de la résistance ukrainienne dès 2014. Lorsque je lui demandais les raisons de son engagement, Swampy me répondait simplement que les mines antipersonnel font partie des pires inventions de l’homme car c’est la victime elle-même qui actionne le mécanisme de son propre malheur. « sans des mecs comme moi, des enfants meurent en courant dans les bois. Alors je fais ce que je sais faire, je nettoie.  Pour beaucoup, la guerre apporte une réponse évidente à la question : “quel est mon rôle dans la vie ? ”. Ici on est investi d’une mission, on se bat pour des idées, on appartient à une famille. L’individu rejoint la confrérie des soldats, la camaraderie des tranchées, le “je” se transforme en “nous”. Il existe une véritable loyauté envers le groupe. Plus que pour une nation ou pour une religion, les soldats sont prêts à mourir pour leurs frères d’armes. La guerre change la temporalité et transforme la distance entre les hommes, les sentiments les plus nobles côtoient les passions les plus viles : pendant que certains sont prêts à sacrifier leur vie pour servir quelque chose de plus grand qu’eux-même, d’autres, au contraire, sombrent dans une barbarie primitive, détruisent, tuent, souillent, violent, et usent de la guerre comme alibi pour justifier toutes les horreurs. » Swampy est mort le 6 mai 2025 près d’Izium… @bring_me_the_swampy 🙏 🎥 @michael_darrigade @kristinacsm @ayr00 Extrait du film LA LINERTE NE MEURT JAMAIS @bonnepioche @lcp_an @alexandre_soullier_ @thibault.perois
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8 months ago