Un nouveau texte dans AOC:
https://aoc.media/fiction/2026/05/02/ce-qui-me-permet-decrire-est-ce-qui-vous-empeche-de-lire
Que devient le texte à l’ère de l’IA et du soupçon généralisé ? Comment pouvons-nous savoir qui a écrit un texte et s’il nous est destiné ? Pouvons-nous lire un texte que nous savons généré par une machine et dépenser du temps à le lire ? Serons-nous un jour indifférent à son origine pour pouvoir enfin à nouveau avoir accès au texte ?
A new article published in AOC:
What becomes of text in the age of AI and widespread suspicion, when we doubt its origin? How can we know who wrote a text and whether it is intended for us? Can we read a text that we know was generated by a machine and spend time reading it? What still resists within us when it comes to engaging with this type of text, even as it affects what writing and reading mean?
/empreinte-signe/
L'IA n'est pas un nouveau média : elle industrialise la ressemblance elle-même en passant de l'empreinte photographique aux signes vectoriels. Ce basculement change notre épistémologie. Désormais, la crédibilité provient de la densité statistique, non du contact avec le réel. Tout ressemble à tout parce que la ressemblance est devenue automatisable.
/havre4-voix/
Le clonage vocal par intelligence artificielle générative ne reproduit pas une voix mais en capture le grain, la tessiture, pour générer une parole sans auteur ni intention. À partir du dernier épisode du projet "La ville qui n'existait pas" au Havre, ce texte explore la communauté inavouable que forment des voix clonées d'habitants : parole désœuvrée, exposition à la mort d'autrui, futur barré que le contrefactuel entrouvre sans jamais refermer.
https://transit.berkeley.edu/2026/the-fourth-memory/
The translation of the text "The Fourth Memory" (La quatrième mémoire), co-authored with Yves Citton for the excellent journal Transit. Many thanks to @hannesbajohr , Ambika Siddhanta Athreya, and Kayla Rose van Kooten.
Un nouveau texte dans AOC:
https://aoc.media/fiction/2026/05/02/ce-qui-me-permet-decrire-est-ce-qui-vous-empeche-de-lire
Que devient le texte à l’ère de l’IA et du soupçon généralisé ? Comment pouvons-nous savoir qui a écrit un texte et s’il nous est destiné ? Pouvons-nous lire un texte que nous savons généré par une machine et dépenser du temps à le lire ? Serons-nous un jour indifférent à son origine pour pouvoir enfin à nouveau avoir accès au texte ?
/latent-causality/
Oubliez l’idée que l’IA ne fait que copier. Elle produit une "causalité latente" : un monde de liens invisibles et de souvenirs sans passé. C'est une étrange réalité où la machine n'imite pas à l'identique nos formes, mais invente une logique propre, transformant nos données en une archéologie du futur qui nous ressemble mais qui ne nous répète pas. C'est un réalisme du possible.
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Forget the idea that AI merely copies. It produces "latent causality": a world of invisible connections and memories without a past. It is a strange reality where the machine does not simply mimic our forms, but invents its own logic, transforming our data into an archaeology of the future that resembles us but does not repeat us. It is a realism of the possible.
En préparation de la quatrième et dernière année de "La ville qui n'existait pas" au Havre. La fiction boucle sur elle-même, reprend les années précédentes afin de réinterpréter un tout autre récit au futur antérieur.
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In preparation for the fourth and final year of "The City That Never Was" in Le Havre. The narrative comes full circle, revisiting previous years to reinterpret an entirely different story in the future perfect tense.
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https://www.uneteauhavre.fr/fr/
/tag/havre/
#IA #LeHavre #Mémoire #Fiction #Urbanisme #Archives #Possible #Utopie #Installation #futur
/vectorial-judgment/
Juge-t-on encore une œuvre d’art, ou bien le jugement s’est-il métamorphosé en quelque chose de différent, quelque chose qui ne porte plus sur l’œuvre elle-même mais sur sa position dans un réseau de relations qui se sont progressivement cristallisées en structure. C’est une question qui hésitait autrefois entre la rhétorique et la description, mais elle devient chaque jour plus littérale. Ce n’est pas qu’on cesse de juger, on juge peut-être même jamais autant, mais le mouvement du jugement s’est inverti. Autrefois, le jugement esthétique avait pour caractéristique une certaine incursion, une pénétration dans la singularité de l’œuvre, une tentative de se laisser transformer par ce qu’on rencontrait. Aujourd’hui, sans qu’on y ait vraiment consenti collectivement, le jugement s’est retourné : il enveloppe l’œuvre dans une spatialité qui l’encadre d’avance, qui la détermine non pas après qu’elle ait parlé mais avant, comme si la structure du jugeable s’était figée en espace pré-ordonné où tout semble se ressembler parce que le « réalisme » s’est lui-même industrialisé.