Ce soir, près du feu, je repense à ces derniers mois. À ces dernières années.
À celle que j’ai été. De Lyon à Paris, en passant par Saint-Étienne.
Dans quelques semaines, je projetterai mon premier film documentaire Fenwick - un projet né d’un coup de speed, d’un besoin de hurler en tendant le micro.
Ces coups de « speed » qui n’appartiennent qu’à moi.
Ils m’ont toujours guidée, poussée à tenter, à plonger, à créer sans trop réfléchir.
Et c’est eux qui m’ont menée jusqu’à ce film.
Depuis le premier jour de travail sur Fenwick, quelque chose en moi ne bouge pas.
Pour la première fois, je ressens une immense fierté.
Un sentiment que je n’avais jamais éprouvé auparavant. Pour aucun de mes travaux.
Comme si j’avais enfin trouvé ma place. Ma mission.
Quand je regarde derrière moi, tout paraît évident.
Évidemment que c’est ici que je devais arriver.
Évidemment que je réaliserai des documentaires les dix prochaines années.
Évidemment que je continuerai à mettre en lumière les invisibles.
Tous les milieux que j’ai traversés, les métiers que j’ai effleurés, les gens que j’ai croisés —
à l’école, en agence, sur un plateau de tournage, ou au détour d’une discussion virtuelle —
tout cela m’a appris quelles histoires je voulais raconter,
à qui je tendrai le micro,
et pour qui j’avais envie de me battre.
À toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, il y a cinq ans ou hier, m’ont soutenue, éclairée, écrit. Les grandes et les petites rencontres. Les amours, les amis, les collègues, les mentors, les professeurs, les inconnus, les sensibles et les moins sensibles, les méchants et les gentils.
Merci, vous m’êtes précieux. ❤️🔥
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@krystel_tshi