« L’Imec invite des écrivains à parler de leur travail en s’appuyant sur les images de leur choix. “Diaporama”, c’est le roman-photo de l’écriture, un petit traité de poétique imagée, une invitation à parler de soi en regardant ailleurs. »
@imecarchives
Un jour de 1996 ou 1997 je pousse la porte des éditions Allia, où je viens chercher une amie qui termine son stage rue Charlemagne. En attendant qu’elle rassemble ses affaires, je traîne devant l’immense bibliothèque qui couvre tout un mur dans le bureau de l’éditeur. J’aperçois, en évidence, les trois volumes de la Théologie platonicienne de Marsile Ficin. Je bondis : c’est dans le dernier volume qu’a été reproduit le texte latin d’un petit opuscule intitulé Quid sit lumen, que je viens de traduire pour moi, sur un coup de tête et d’intuition, sans rien dire à personne, alors que j’entre en licence de philo à la Sorbonne. C’est à peu près ce que je dis à Gérard Berréby qui entre dans son bureau comme une bombe, et à qui, je ne sais pas pourquoi, j’ose parler. Il feuillette le texte original, considère sa taille, me demande de lui envoyer ma traduction, et quelques jours plus tard il me propose d’imaginer une introduction, des notes, une étude en post-face. Il me demande comment traduire le titre, je réponds que je ne sais pas très bien. En tout cas, ça ne veut pas dire Que la lumière soit ! Mais « ce que c’est que la lumière », ou mieux « l’essence (quidditas) de la lumière ». Il me dit bon, on garde le titre en latin. Et il colle sur la couverture une lampe Bauhaus. C’était parti pour dix ans de collaboration.
1ère édition : mai 1998
5ème édition : mai 2025
#marsilioficino
#artdelalumière
#quidsitlumen
@editionsallia
En couverture, une image du grand Lewis Baltz (Monterey, 1967) dont j’ai eu la chance de traduire les écrits sur la photographie en 2018 aux presses de la HEAR. C’est son livre d’artiste, The Deaths in Newport Beach (1993), vertigineuse enquête sur un fait divers dans lequel son père était impliqué, qui m’avait convaincu de me lancer dans l’écriture de Série noire.
#lewisbaltz
#formatpoche
« Entre 1959 et 1961 à Sarcelles sortaient de terre les premiers « grands ensembles». En 2024, nous découvrons cette histoire et les centaines de clichés de l’époque réalisés par Jacques Windenberger. Ses images, nous en faisons le point de départ de nos récits. Accompagné.es par Bertrand Schefer, écrivain et scénariste en résidence au BAL, nous donnons nos voix à ces photographies.
Rêves de changement, symbole de modernité, rencontres: nous imaginons les dialogues et les situations de la vie quotidienne dans cet environnement tracé à la règle. Entre textes et images, les époques se rencontrent et les histoires se croisent. » @le_bal #lafabriqueduregard
La belle proposition de Marabout Flash.
(C’était aussi la question posée par LES CARNETS DU BAL 08 dont je m’étais occupé en 2017 @le_bal@lebalbooks )
#maraboutflash
Reçue et tombée entre de bonnes mains, la version italienne de Francesca Woodman sortie ce mois-ci en Italie chez l’éditeur milanais @johan_and_levi qui fait de si beaux livres.
#francescawoodman
Au lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles, dans les bâtiments de Jean Prouvé, création d’un film entièrement écrit par les lycéens à partir de photos d’archives de la ville. Extrait du scénario : « VOIX-OFF : Des gens se réveillent, observent aux fenêtres. Il fait sombre. On avance dans la nuit. Les gens se réunissent. La foule augmente… On se marche sur les pieds, on se bouscule. La foule s’agite… Des visages inquiets apparaissent… Les enfants disparaissent… »
Le livre totem.
Sexuality & Space (Princeton Papers on Architecture)1992. Douze études autour de cette grande question secrète. Du « Pervert Space » de Victor Burgin au texte génial de Molly Nesbit autour des photos d’Atget, « In the absence of the parisienne… »
Question: Given that space and sexuality need to be thought in combination, where do we find the combination?
Answer: Paris. Question: How in the combination are we to identify sexuality and space, by what figures, through what concepts?
Answer: There is, for starters, the parisienne.
L’image tutélaire. Fassbinder et Ingrid Caven photographiés par Jean Eustache, 1974. En couverture d’un numéro de la revue Mettray ici à sa sortie en 2015
#jeaneustache
#fassbinder
#direunephotographie