QALBI WARDI
accrochage photo
impressions, cadres en bois, peinture rose
vue d’exposition à la Galerie Palais
Qalbi Wardi est un projet photographique qui s’intéresse à la place des personnes queer au sein de la communauté musulmane. L’accrochage propose une lecture personnelle d’un sujet longtemps resté tabou, aujourd’hui plus visible mais encore peu exploré dans le champ artistique.
Au cœur du projet, les poèmes d’Abu Nuwas, un important poète de l’âge d’or de la religion musulmane au VIIIe siècle, apparaissent sur la murale rose et à travers les photographies. Leur présence introduit une dimension historique souvent oubliée, et rappelle que ces thèmes existaient déjà à la naissance de l’islam.
Sans provocation ni jugement, Qalbi Wardi met simplement en lumière une réalité complexe en rendant visibles des identités encore trop peu représentées dans les espaces d’exposition.
reproductions: @miastauffacher
HEAVY METAL LOVER
installation, 2026
tirages photographiques, planches et poutres en bois, paraffine
Cette installation s’inspire du principe de la fossilisation et de la lecture des différentes couches terrestres. Des objets issus de matières naturelles mais transformés pour l’usage humain ont été photographiés puis « fossilisés » dans des plaques de cire. Disposées les unes devant les autres, ces plaques évoquent une stratification géologique. L’œuvre interroge ainsi les traces que l’activité humaine laisse dans la matière, comme autant de vestiges destinés à être découverts dans les strates du temps.
MIND OVER MATTER
installation, 2025
écrans LED, boucle vidéo 180s
Une seule mise en scène, portée par quatre écrans, donne à ressentir la manière dont le temps s’étire, s’accélère ou se suspend. Images, vidéos, corps et objets du quotidien se répondent dans une composition visuelle et sonore enveloppante. Les rythmes se succèdent, parfois lents, parfois presque imperceptibles, à l’image des différentes phases de l’existence.
L’œuvre invite ainsi à éprouver — plutôt qu’à comprendre — le passage du temps sur les êtres et les choses. Elle rappelle (peut-être) que le rôle de l’art n’est pas tant d’expliquer que de déplacer le regard, d’ouvrir un espace où l’on accepte, pour un instant, de voir autrement ce que l’on croyait connaître.
projet en collaboration entre @gloria______evangelista@anotherloudcomposition
Reproductions: @miastauffacher
FADING
installation, 2025
plaques en aluminium, tirages photographiques a uv, poutre en bois
Ce projet photographique et installatif s’intéresse à des chantiers de villas modernistes laissés à l’abandon en périphérie de Marrakech. Entre utopie et dystopie, ces résidences de vacances inachevées témoignent du déclin d’un engouement rapide parmi des ressortissantes et ressortissants européens souhaitant acquérir une résidence secondaire dans un cadre perçu comme exotique et accessible. L’installation, constituée de panneaux promotionnels retournés, se lie au travail photographique et cherche à dévoiler ce qui se trouve derrière les intérêts immobiliers.
IZDIWĀJIYYA
accrochages photographique, 2025
tirages photographique, cadre blanc
«Izdiwajiyya », qui signifie dualité, aborde les traditions d'hospitalité et de ses ambiguïtés dans la culture marocaine, en explorant les dynamiques sociales et les nuances culturelles qui caractérisent ces pratiques. Si une certaine tendance à la générosité est indéniable, on accueille aussi parfois chez soi pour se faire bien voir à l'extérieur.
ISTIB’ÂD
accrochage photographique, 2025
tirages photographiques, cadres noir
Le sujet de ce diptyque est la censure et l’exclusion
au nom de croyances au sein d’une famille. Il aborde
également la recherche de nouvelles par le biais
d’intermédiaires comme les réseaux sociaux, qui
permettent de s’informer tout en restant à distance.