💥 [SORTIE DE RÉSIDENCE] J-1 et on est tout excité-é !
Dernière ligne droite pour la Compagnie Adèle Bazar et le spectacle "Tristes en été"
📍On se donne rendez-vous demain à 19h au 232U pour leur sortie de résidence, suivie d'un verre de l'amitié afin de pouvoir échanger avec l'équipe artistique !
Gratuit et sur réservation :
[email protected]
🖋[Note d'intention de l'autrice et metteuse en scène Adèle Choubard :
Depuis toute petite, la question du poids est en moi.
L’arrivée de la puberté a créé un bouleversement très violent et des blessures qui, pour le moment, restent ancrées.
L’arrivée de l’été a toujours été un sentiment d'ambivalence entre l’exaltation du soleil , des vacances , des rencontres d’adolescence et l’angoisse absolue de devoir dévoiler son corps au travers
des robes fleuries et des baignades au bord de la mer.
C’est comme si j'étais toujours en quête d’un corps fantasmé impossible à atteindre si ce n’est qu’en passant par des sacrifices mortifères qui s'éloignaient d’été en été de la légèreté.
Pourtant aujourd’hui en tant qu’actrice, c’est bien mon corps qui est mis en avant. Outil de travail dont je dépends, vecteur par lequel passe la pratique théâtrale que j’ai choisie.
Comment s’est opérée la perte de légèreté, d’agilité, de liberté de mon corps au moment de la puberté ?
Comment engendrer le mouvement inverse à l’âge adulte, au travers de temps de création dans un espace scénique ?
Que dire de cet espace physique théâtral qui agit comme une surface de réparation ? Que dire de ce processus d’écriture, parfois thérapeutique, qui me permet de palper l’inconscient qui se révèle
chaque jour dans mon corps ?
Ces questions, j’ai souhaité d’abord les partager avec deux autres comédiennes: Camille Claris et Sarah Horoks, ayant leurs propres complexes, leurs propres rapports au corps, leurs propres
histoires et perceptions de leur féminité. De nos échanges est née la volonté de créer ensemble autour de ces interrogations. En parallèle, j’ai le désir d’aller à la rencontre des comédiennes de
l’oiseau mouche et d’approfondir cette question du corps empêché dans notre société. [...] ]