Je crois qu’il y a des gens qui traversent la vie en mode automatique, et d’autres qui ressentent tout très fort.
Les regards, les silences, les changements d’ambiance, les déceptions, les élans, les détails. Comme si le monde était réglé en haute définition. J’ai cru que cette hypersensibilité était un défaut. Parce qu’elle fatigue, parce qu’elle fait douter, parce qu’elle complique parfois des choses simples. Et puis avec le temps, j’ai commencé à voir aussi ce qu’elle permettait : ressentir intensément, s’attacher sincèrement, être touché par des choses que d’autres ne remarquent même pas.
Il y a les erreurs, les détours, les périodes où tout semble flou, où il faut recommencer sans trop savoir où ça mène. Mais bon, comme on dit, l’important c’est pas l’arrivée c’est la quête.
Basquiat voyait trop clair pour ce monde.
On a appelé ça fragilité.
Mais quand le monde devient fou,
se sentir à sa place n’est-il pas la plus étrange des folies